Stretching Global Actif Technique nouvelle en France issue de la Rééducation Posturale Globale; l'étirement n'est plus analytique mais global.
Stretching Global Actif Technique nouvelle en France issue de la Rééducation Posturale Globale; l'étirement n'est plus analytique mais global.
Stretching Global Actif Technique nouvelle en France issue de la Rééducation Posturale Globale; l'étirement n'est plus analytique mais global.
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Stretching Global Actif
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Le STRETCHING GLOBAL ACTIF et la natation
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Natation
Extraits du livre:
"Le strecthing global actif au service du geste sportif"
de Norbert GRAU.

SGA ET CRAWL

1° MON LANGAGE

Mon langage sera celui d'un licencié en triathlon au Valence Triathlon qui effectue chaque semaine deux séances d'entraînement de natation.
Pour un nageur, c'est très insignifiant, pour un triathlète, c'est un minimum, mais pour moi c'est énorme !

-----Cette technique, appelée le " Stretching Global Actif " est une technique d'étirements issue de la " Rééducation posturale globale ", une des méthodes de rééducation les plus efficaces actuellement (plus de 10000 kinés l'utilisent dans le monde)
-----Ces étirements remettent en cause les idées actuelles et apportent des modifications qui permettent : efficacité, logique bio mécanique et résultats. Cette technique est ancienne, puisqu'elle a des bases qui datent de plus de 20 ans mais son modelage par rapport au sport est tout nouveau.
------Elle entre juste dans certaines structures comme l'UFRAPS (prof d'EPS), dans la formation des kinés du sport et dans certains organismes de haut niveau sportif.
Le SGA a été invité au congrès médical du triathlon à Balaruc en mai 2004,


POURQUOI S'ETIRER ?
Durant mes entraînements, je m'efforce de respecter le plus possible, les consignes de mes entraîneurs.
Pour prendre un exemple:
Quand je fais un travail d' application de l' entrée de la main dans l' eau, cette dernière a tendance à croiser et se retrouve légèrement plus prés de l' axe central.
Si je rectifie ce défaut, (mon entraîneur me demande alors de nager à "10H 10", il me faut accentuer l' extension de mon coude ( je constate déjà que j' avais une difficulté à tendre mon coude = raideur ? De quoi ? )
Une fois mon coude tendu, je constate une rotation externe de mon bras (humérus) et mon thorax qui s' ouvre un peu plus latéralement.....ce qui m' obligeà cambrer un peu plus mon bas du dos. Je vous décris ici quelques uns de mes défauts, chaque nageur aurait ses propres compensations.
Alors, finalement, le mauvais placement de ma main dans l' eau, n' était que le résumé des raideurs des chaînes musculaires utilisées.
Mon entraîneur continuera à me demander de faire cet exercice, mais vais-je réellement réussir à garder le bénéfice de cette éducation et si oui, ne vais-je pas déplacer mon défaut ailleurs ?

C' est avec ces idées de base que je conçois l' aide des étirements.
Comment faire ?

Il me faut trouver, les défauts ou compensations de mon geste, la chaîne qui m' empêche d' effectuer ce mouvement selon le désir de l' entraîneur, et étirer cette chaîne d' un bout à l' autreà sec (en dehors du bassin, bien sûr !)

Nous ne pouvons plus utiliser un étirement analytique puisque nous sommes ici, en face d' un mouvement utilisant une chaîne de muscles! L 'analytique ne serait efficace que sur une partie de la chaîne or nous avons besoin de toute la chaîne. Tout gain dans un maillon de la chaîne serait perdu dans les autres maillons.
( Pour plus de précision, je vous invite à retrouver les fondements de la technique )

Dans notre chaîne utilisée, nous avons deux types de muscles, les muscles de la dynamique et ceux de la statique. Ces derniers obéissent à des lois qui respectent les hégémonies du corps humain. Il faut alors étirer ces muscles selon ces lois !

Ces règles respectées, la chaîne aura gagné en souplesse et je pourrai plus facilement exécuter le mouvement demandé par l' entraîneur.

ALORS

Pourquoi la plus part des sportifs utilisent-ils encore les étirements classiques?

-----L' application de notre technique dans le domaine du sport est très récente.
Les notions de bases décrites sur le SGA ou la rééducation posturale globale " RPG " ne se trouvent pas dans les programmes des écoles de kiné ou d' éducation physique (il faudrait déjà former les professeurs de ces écoles à ces nouvelles techniques)
-----Dans les écoles de formateur au diplôme d' entraîneur, on continue d' enseigner ces étirements classiques, ainsi cet enseignement se perpétue sans remise en question du fondement physiologique de ce travail.
-----Les ouvrages consacrés aux étirements traitent ce sujet, sans remettre en question le fondement des étirements classiques, ils ressemblent alors à des catalogues d' exercices plus ou moins logiques et toujours analytiques.
-----Notre difficulté vient du manque d' information offert aux sportifs et aux personnes enseignant les étirements.

LA CLEF de la réussite: La souplesse !
Toutes et tou
s les jeunes nageurs démarrent avec une très bonne souplesse, ils peuvent bénéficier à l 'extrême de leur entraînement. Les multiples séances d 'entraînement diminuent cette souplesse, le nageur va perdre son efficacité, les muscles effecteurs du mouvement vont avoir leur propres frein d' où un besoin de s' entraîner plus et plus dur pour compenser. ( même raisonnement que le coureur en course à pied, ses muscles postérieurs, triceps et ischios, deviennent des freins énormes pour les effecteurs du mouvement )

2°CRAWL ET BIOMECANIQUE

-------LES TROIS DIRECTIONS DE LETIREMENT EN CRAWL

  ---  L’amplitude
du mouvement du bras dans sa phase aérienne (où nous parlerons aussi de relâchement des muscles qui font le mouvement de propulsion dans l 'eau)

 ---  La stabilisation du corps.
Pour un nageur qui a commencé la natation très jeune, ce problème nous parait un peu moins important. Mais pour un tri athlète ou un nageur qui fait de la musculation des spinaux (par des exercices de musculation à sec ou par l' exercice d' autres sports ou activités pouvant muscler les spinaux ), la situation se compliquera d' année en année.
  ---  La respiration . C' est un point très important car contrairement aux sports aériens, le nageur a quelques secondes (une, deux trois maxi ) pour emmagasiner un maximum d' air. La mécanique ventilatoire joue un grand rôle !
Le diaphragme, muscle principal de la respiration se trouve lié à cette chaîne propulsive, donc à long terme , il aura tendance à se rétracter et diminuer le volume d' air inspiré : performance diminuée !


---------ETUDE DE CES PARAMETRES

-L’AMPLITUDE DU MOUVEMENT

Plus il y a musculation : plus il y a raideur, mais pour garder le même rendement, le nageur doit :
  ---  soit tricher dans une composante du mouvement primaire de propulsion entraînant alors un défaut dans la technique de la nage avec une obligation d’augmenter la dose d’entraînement.
  ---  soit puiser la souplesse perdue dans une zone, dite de compensation, c’est la zone dorso-lombaire.

Des études électromyographiques ont permis de montrer l’utilisation des muscles pour le mouvement des bras de deux nageurs japonais.

Ces électromyogrammes montrent l’action des muscles de deux nageurs A et B.
    A étant un nageur moyen
    B étant un des meilleurs nageurs de crawl du Japon.
Les taches sur les tableaux montrent la contraction de chaque muscle.Des études électromyographiques ont permis de montrer l’utilisation des muscles pour le mouvement des bras de deux nageurs japonais


On constate que le nageur le moins expérimenté ‘A’ utilise beaucoup plus ses deltoïdes et trapèzes que ‘B’
Le nageur ‘B’ ou bon nageur utilise plus le couple grand dorsal- triceps brachial que l’autre nageur.

Le premier constat bio-mécanique nous permet de penser que le nageur moins bon a fait un effort plus intense pour le retour aérien et qu’il a une moins bonne souplesse de ces muscles là. Mais on peut penser aussi que ses m
uscles propulseurs ne sont pas assez souples et freinent le mouvement.

Le deuxième constat nous montre chez le champion, l’utilisation de muscles à grand bras de levier, ce qui permet de conclure : plus le mouvement est global, plus il est efficace.
(Anatomiquement , le grand dorsal garde une attache , par
l' intermédiaire d' une arcade, sur le triceps. Nous avons là un muscle à grand bras de levier ! )

Le troisième constat nous montre que le nageur A ( le moyen ) utilise les muscles de la propulsion dans l' ordre suivant :Gd pectoral--) Triceps --) GdDorsal .
Le nageur B (bon ) utilise les mêmes muscles dans un ordre plus logique :
Gd dorsal --) triceps --) Gd pectoral.

L' homme est passé par le stade animal et il en a gardé des vestiges, le membre supérieur correspond aux pattes avant de l' animal. Ce dernier, les utilise de manière très précise : il place sa patte le plus loin devant et va exercer de la traction pour avancer (triceps +gd dorsal ) ensuite il va faire une poussée (par le grand pectoral ) pour terminer son pas. Le bon nageur a garder la même utilisation des muscles que l' animal pour gagner en efficacité !

Dans la réalisation d' une technique, tout a une importance ! Cette phase est une phase qui permet de préparer l' entrée de la main dans l' eau et qui est le seul moment où les muscles propulseurs du mouvement peuvent se reposer.

RELACHEMENT DES MEMBRES SUPÉRIEURS DANS LA PHASE AÉRIENNE

La production de lactates est incontournable et intimement liée aux efforts maximaux et sous-maximaux. Leur accumulation progressive va empêcher la fibre musculaire de se contracter et de se relâcher normalement. Mais c' est une réaction chimique réversible et la fibre sait retransformer cet acide lactique, s' épurer de ce poison. La phase de repos et l' élasticité permet un meilleur relâchement du muscle et favorise un meilleur drainage des lactates.

Cette phase aérienne correspond à cette phase de drainage , mais à condition de ne plus utiliser ces muscles de la propulsion. Les principaux muscles de la propulsion sont le Grand dorsal, le grand pectoral , le triceps brachial et le grand rond.(voir les électromyogrammes en haut de page sur l' utilisation de ces muscles )
Les trois premiers muscles forment véritablement la chaîne de la propulsion.


PASSAGE DE BRAS
-- raideur bras droit et gauche

PASSAGE BRAS Droit ..

PASSAGE BRAS Gauche .

Nous avons deux passages de bras différents, le droit est assez correct, le gauche manque d' amplitude, le bras va attaquer l 'entrée dans l 'eau de façon très latérale;
QUI FREINENT LE RETOUR AERIEN ?
DEPART

Mise en tension du sous épineux , s' il y a raideur, il y a compensation en rotation externe et abduction de l 'humérus
SOUS EPIN
EUX

SOUS EPINEUX + SOUS SCAPULAIRE
Entre en jeu, le sous scapulaire, s' il y a raideur, il va compenser par de la rotation interne, ( à quel moment, prend-il la suite du sous épineux ?) Il va compenser en faisant de l 'abduction à l humérus

GRAND PECTORAL

GRAND DORSAL

RESUME: ENTRE L' OMOPLATE ET L' HUMERUS :
--D' abord, nous avons la raideur du sous épineux (plus ou moins associéeà celle du sus épineux) humérus en arrière, à l 'horizontal jusqu'au 45°; compensation vers la rotation externe
--puis arrive la raideur du sous scapulaire ( humérus de 45° à 90°) sa compensation sera ou de la rotation interne ou de l 'abduction ou les deux .
- le grand rond
--puis la mise en tension du grand pectoral (rotateur interne) humérus de 90° à 135°.compense aussi au niveau du thorax.
--enfin arrive le grand dorsal avec une compensation lombaire ( avec ou non une difficulté dans la flottaison) humérus de 135° à 180° , la main arrive dans l 'eau.

D' AUTRES MUSCLES:
CORACO BRACHIAL ET LONG BICEPS

PETIT PECTORAL
GRANS DENTELE


L' épaule est très enroulée vers l 'avant et ne permet pas un très bon retour aérien, Le haut du corps doit compenser en rotation pour permettre l' élévation du coude.

MUSCLES UTILISES DANS LE RETOUR AERIEN :DELTOIDE ET TRAPEZE

 


Conclusion: Dans cette phase aérienne, l' utilisation du SGA aura pour but de:

---relâcher les muscles qui permettent cette phase,surtout le trapèze et deltoïde
---relâcher les tensions qui empêchent la montée du coude le plus haut possible de façon que la main pende un peu au dessus de l' eau.
---relâcher toutes les tensions parasites des muscles ou aponévroses qui gêneraient la bonne utilisation primordiale de la trilogie "Gd dorsal- Gd pectoral- triceps "

ATTENTION : Vous avez ici un avis volontairement limité des besoins dans la technique du crawl, cet avis n' est pas celui d' un entraîneur, mais de celui d' un biomécanicien du corps qui place l' assouplissement au service de l' entraîneur !



-La stabilisation du corps

Le corps utilise pour sa stabilisation , les deux grandes chaînes ( antérieure et postérieure ), il faudra alors une harmonie parfaite pour avoir une bonne stabilisation dans l ' eau.
Une de ces deux chaînes peut se rétracter et déséquilibrer la flottaison.
La chaîne musculaire postérieure utilisée pour la propulsion va se raccourcir et le lieu de prédilection de se raccourcissement se situe au niveau dorso-lombaire.( lieu des attaches des piliers du diaphragme )
La chaîne antérieure peut aussi se rétracter, surtout par les " droit antérieur". Le bassin va alors s' antéverser et va perturber le bon système de stabilisation effectué par les membres inférieurs, leur battement se détériorera, à cause de leur manque de souplesse à la racine. Ce nageur aura la sensation d' avoir des membres inférieurs tombants qui freinent le mouvement.
Ce type de raideur se retrouve de plus en plus souvent chez le nageur "tri athlète" qui a besoin d 'une grosse musculation de cuisse antérieure.
Chez tout type de nageur, on retrouvera la rétraction du diaphragme, entraînant un thorax très ouvert et avec lui, tous les petits muscles inspirateurs. La fermeture du thorax sera de plus en plus difficile à l' expiration dans l 'eau, diminution alors du volume d' air utile.
Les raideurs de chaînes postérieures se retrouvent souvent dans le positionnement de la tête
-- soit par une cassure exagérée,
-- soit par des rotations difficiles
-- soit par des enroulements des épaules , par le petit pectoral en direction du thorax ou par le coraco brachial et court biceps en direction du bras
.
La zone dorso-lombaire apparaît comme une zone relais entre l' avant , propulsif et l' arrière , stabilisateur.
Or les étirements actuels ne permettent pas de récupérer cette souplesse, car ils ne sont jamais globaux et incluent rarement cette zone, ainsi que la respiration..

La propulsion va utiliser des muscles dont Pour être efficace, le bon nageur va utiliser des muscles à long bras de levierleurs attaches se trouvent sur la colonne au niveau des lombaires et des dorsales. C’est une zone appelée en Rééducation posturale globale « zone de compensation » car toutes les chaînes musculaires qui perdent un peu de leur souplesse vont au début la récupérer dans cette zone. Au début le mouvement global dont a besoin l’individu ne sera pas perturbé grâce à cette zone de « crédit ».
En crawl, cette zone semble être la zone clef entre le haut du tronc qui utilise les bras pour la propulsion et le bas qui stabilise le corps; une souplesse normale de cette zone autorise un cambré suffisant permettant un bon équilibre horizontal du corps et les battements de jambes seront plus aisés.


Malheureusement une raideur iune raideur importante de cette zone engendre la perte de l’équilibre idéal dans le plan horizontalimportante de cette zone engendre la perte de l’équilibre idéal dans le plan horizontal, le nageur aura ses jambes lourdes et tombantes, il lui faudra alors des battements de jambes plus puissants pour rééquilibrer le corps.

 

Mécanique de cette stabilisation

 ---  La stabilisation du corps.
Pour un nageur qui a commencé la natation très jeune, ce problème nous parait un peu moins important. Mais pour un tri athlète ou un nageur qui fait de la musculation des spinaux (par des exercices de musculation à sec ou par l' exercice d' autres sports ou activités pouvant muscler les spinaux ), la situation se compliquera d' année en année.

Le corps utilise pour sa stabilisation , les deux grandes chaînes ( antérieure et postérieure ), il faudra alors une harmonie parfaite pour avoir une bonne stabilisation dans l ' eau.
Une de ces deux chaînes peut se rétracter et déséquilibrer la flottaison.

La chaîne antérieure peut aussi se rétracter, surtout par les " droit antérieur". Le bassin va alors s' antéverser et va perturber le bon système de stabilisation effectué par les membres inférieurs, leur battement se détériorera, à cause de leur manque de souplesse à la racine. Ce nageur aura la sensation d'avoir des membres inférieurs tombants qui freinent le mouvement.
Ce type de raideur se retrouve de plus en plus souvent chez le nageur " tri athlète" qui a besoin d 'une grosse musculation de cuisse antérieure.
Chez tout type de nageur, on retrouvera la rétraction du diaphragme, entraînant un thorax très ouvert et avec lui, tous les petits muscles inspirateurs.
Les raideurs de chaînes postérieures se retrouvent souvent dans le positionnement de la tête

Le déséquilibre de flottaison entre le nageur ne faisant que cette discipline et le nageur tri athlète, a toujours existé. Pourquoi ? Déséquilibre de musculature, de tension, de densité …encore une fois c’est la biomécanique va nous va nous permettre de répondre à quelques unes de ces questions.

Quelles différences y a t-il entre ces deux nageurs ? Le nageur que « natation » a une musculature adaptée à ses besoins, il va s’en raidir par rapport à la musculation qu ‘il pratique, hormis ses bras et ses muscles inspirateurs, il aura moins de raideur dans les autres parties du corps et en particulier son gainage dorsolombaire postérieur et ses antérieurs de membres inférieurs.

Le nageur tri athlète, utilise d’autres muscles pour la course à pied et le cyclisme. Il va développer ces muscles mais aussi accentuer leur raideur, il va rétracter sa chaîne postérieure et ses antérieurs de membres inférieurs. La raideur de sa chaîne postérieure va rétro verser le bassin et effacer la courbure dorsolombaire donnant un aspect de dos plat ou même dos creux. Les antérieurs vont aussi avoir tendance à se rétracter avec dans l ‘ordre le droit antérieur, les adducteurs pubiens et le psoas.
Le droit antérieur subira une rétraction importante durant la phase de pédalage antérieure.

EXPERIMENTATIONS SGA ET NATATION

1) EXPERIMENTATION DE MATHIEU LACOME
Résumé d' une partie de l 'expérimentation.

Expérimentation sur l’effet des étirements SGA sur une groupe de nageurs de niveau national ,ayant de grosses charges d’entraînement (quotidien à bi-quotidien), par Mathieu Lacome ""Club d’appartenance : Olympic Nice Natation ""

Groupe de nageurs de niveau National par catégorie d’âge (minimes / cadets) entraînés par Maxime Leuteneger (BEESAN 2 nd degré)

Les étirements pratiqués
Nous avons choisi d’étirer des muscles spécifiques à la natation et nous avons pratiqué des postures conformes aux principes du SGA.

Les mesures effectuées

--Temps sur 50 mètres crawl.
--Un questionnaire auquel répondront les nageurs.
--Photo permettant d’apprécier la souplesse des nageurs. Afin de réaliser ces mesures nous avons pris des photos dans différentes positions, permettant d’apprécier la souplesse des différents groupes musculaires liés à la natation.. Ces postures étaient réalisées sans autre charge que celle de leur propre corps. Ainsi nous nous assurions que les mesures avant et après le cycle d’étirement seraient exécutées à charge égale. Si une différence était observée, elle ne serait donc pas due à une augmentation de la tolérance à l’étirement, mais une réelle augmentation de souplesse au niveau musculaire

Bras en extension maximale (chaîne des abducteurs rotateurs internes du bras)

Analyse des résultats 

Les différents résultats récoltés nous laissent penser que le SGA a bien été à la hauteur de ses prétentions.
Le temps sur 50 mètres crawl

50 m N°1

50 m N°2

Différence entre N°2 et N°1

Meilleur temps de compétition (N°3)

Différence entre N°3 et N°2

Groupe Expérimental

Edouard

26.91

25.86

-1.05

26.42

-0.58

Richard

29.60

29.36

-0.24

29.57

-0.21

Aymeric

28.35

28.04

-0.31

27.76

+0.28

Nadège

30.92

30.60

-0.32

30.14

+0.46

Moyenne

-0.48

50 N°1

50 N°2

Différence N°1 / N°2

Meilleur temps de compétition (N°3)

Différence entre N°2 et N°3

Groupe Contrôle

Dorian

27.79

27.36

-0.43

Néant

Néant

Alexandra

29.89

29.75

-0.14

28.12

+1.63

Benjamin

30.07

30.23

+0.16

28.75

+1.48

Giulia

29.12

29.07

-0.05

28.00

+1.07

Moyenne

-0.12

Il est indéniable que le groupe expérimental a eu une progression bien plus grande que le groupe contrôle (-0.48s contre -0.12s). Ces deux groupes ont eu les mêmes conditions d’entraînement tout au long de ces six semaines. La seule variable que nous avons modifiée était la pratique du SGA. Nous pouvons donc bien dire que la pratique du SGA a permis une amélioration importante des performances sur 50 mètres crawl et que le SGA est responsable des différences observées entre les deux groupes.

Aussi, il est important de noter que 50 % des sujets du groupe expérimental ont réalisé leur meilleure performance. Il est assez rare de voir des nageurs de cet âge parvenir à réaliser leurs meilleures performances à l’entraînement.

Tous les nageurs sont spécialistes de crawl, leur spécialité ne peut donc pas influencer les résultats. Toutes les meilleures performances de compétition ont été réalisées en 2007, donc ils étaient tous à égalité sur ce point.

Dans le recueil des résultats, il aurait été judicieux de compter le nombre de mouvements de bras nécessaires afin de parcourir le 50 mètres crawl. Nous aurions alors pu comparer les deux groupes et voir si le SGA a induit une modification de ce paramètre.

Nous pouvons donc dire que le SGA a une influence positive sur les performances en crawl.



2) EXPERIMENTATION AVRIL 2008 Club "VALENCE TRIATHLON "

Au sien du club de triathlon de Valence, et grâce à l ‘aide précieuse de mon entraîneur « Philippe Agier », j ‘ai pu entreprendre une expérimentation pour démontrer que l ‘assouplissement SGA de ces chaînes avait une incidence sur la performance des battements en crawl.

Les nageurs de mon groupe, qui malheureusement ne font pas partie des meilleurs, nos performances sur 400m crawl se situent entre 6 et 8 minutes, ont spontanément joué le jeu de la recherche. J’ai formé deux groupes de cinq nageurs, un groupe pour l ‘expérimentation et l’autre comme groupe témoin. Les deux groupes nagent ensembles, donc ont le même entraînement, seul un groupe fera 30 minutes d ‘assouplissement SGA avant l ‘entraînement une fois par semaine et ceux durant six semaines.

Des tests ont été établis , sur la souplesse des nageurs, sur un 25 m battements seul et un 50m crawl , avec comme consigne de réaliser le moins de mouvement de bras sur un minimum de temps.

Trois postures ont été proposé au groupe de travail, la penché avant pour la chaîne postérieure, la posture à genou pour le droit antérieur et une posture couché visant les adducteurs rotateurs de l ‘épaule.

Les résultats ont été très intéressants, Seuls, quatre nageurs ont été retenu pour la comparaison des résultats.
25 m battements,
Pour le groupe expérimentation: , les résultats sont tous positifs, avec un gain maximum de 24 secondes et minimum de 6,5 secondes.
Sur le groupe témoin, seul un résultat a été positif, deux n ‘ont pas changé et un seul a diminué de 2 secondes.

Pour le 50m,
Ce qui n ‘était pas l’objectif primaire, les quatre nageurs du groupe expérimentation , ont progressé sur leur temps et sur le nombre de mouvement (sauf , un)
Pour le groupe témoin, deux nageurs ont diminué leur performance et deux autres l ‘ont égalisé. Pour le nombre de mouvement, seul un nageur a légèrement amélioré son nombre, les autres ont eu soit le même nombre soit moins bien.

Grâce à cette petite expérimentation, nécessitant peu de moyen, nous avons pu constaté que les étirements apportaient un plus dans la performance .Loin de l ‘idée de considérer les étirements pour l ‘échauffement ou la récupération, nous commençons à avoir des preuves de leur apport dans le foncier de l ‘athlète.

Il serait intéressant de réaliser cette expérience à l ‘échelle du niveau supérieur !

La performance se gagne aussi en dehors du bassin !

 

SGA ET PLACEMENT DE LA TETE DANS L 'EAU

Placement de la tête:
En résumé, faut-il garder la tête dans le prolongement de l'axe du corps, le regard orienté vers le fond du bassin ou la lever en regardant devant soi ?

D'après la conclusion des débats, il ne serait pas souhaitable de garder la tête dans l'eau , le regard vers le fond de la piscine. Mais le fait de la relever entraîne des tensions ou certaines difficultés. ( Effort, tensions allant même jusqu'aux douleurs et problème de flottaison)
Souhait de regarder vers l'avant sans relever la tête.

C'est dans ce domaine que notre technique SGA peut intervenir et apporter une aide précieuse aux nageurs.

Pourquoi ?
Le port de tête dans l'eau utilise un groupe de muscles:" les spinaux" (vu leurs complexités, il n'est pas souhaitable d'énumérer tous ces muscles). Ils sont postérieurs et fonctionnent dans la grande chaîne postérieure.
La recherche de souplesse de ces spinaux doit tenir compte de cette notion de chaîne, ce qui nous oblige de raisonner en biomécanique de chaînes.

Faites le test du penché avant, une fois l'équilibre atteint, essayez de mettre votre dos complètement plat comme une ballerine, mais sans redresser votre tronc.
Vous allez découvrir la raideur de votre chaîne postérieure qui va se répercuter au niveau cervical. Votre creux de nuque sera impossible à effacer !
Imaginez cette raideur dans l'eau !
Cependant, la raideur peut venir aussi de la chaîne antérieure !
Il nous faudra tester aussi cette chaîne antérieure et décider quelle direction donner à nos étirements ?
Tous les nageurs, se plaignant de problèmes (placement, tensions, raideurs...) au niveau de la tête ou de la nuque pendant l'entraînement, doivent orienter un travail d'assouplissement "en chaîne".
Le fait que ces muscles dépendent d'une chaîne, nous permet de comprendre le rôle de cette chaîne sur la stabilisation, plus précisément sur la flottaison du corps. Quand vous avez besoin de récupéré un peu plus de tension à un endroit du corps (ici lever la nuque) , la chaîne n'étant pas extensible ( où jusqu'à une certaine mesure ! ), vous dérangez un autre endroit (cambrer la zone dorso-lombaire ou zone de crédit du corps ).
Vous diminuez la souplesse dans cette zone ce qui diminue les possibilités de flottaison du corps.
Un étirement analytique sera totalement inefficace

Notre travail SGA vient apporter des solutions au besoin de notre nageur !
Le placement volontaire du segment enraidi de la tête dans une position souhaitée, perturberait le bon déroulement global du style utilisé.
Le SGA se met au service de l'entraîneur !


Pathologies possibles

Au cours du crawl, à l'entrée de la main dans l'eau, l'épaule est en abduction maximale (plus ou moins en rotation interne, pouce vers l'intérieur). En milieu de poussée, l'épaule se situe vers 90° d'abduction mais en rotation neutre, pour se retrouver en rotation interne en fin de poussée. En cas de pathologie, les douleurs se manifestent en fin de poussée et à l'entrée de la main dans l'eau. Elles correspondent à l'abduction maximale, et surtout à la rotation interne.

Les principaux défauts techniques correspondent à ces deux niveaux :
- « le retour balistique » : c'est l'épaule qui ramène la main par l'intermédiaire d'un coude en extension (véritable passage en force). Au papillon le retour balistique est quasi constant. Pour l'éviter, le retour doit commencer par une flexion du coude ainsi qu'une rétropulsion de l'épaule. L'extension du coude sera tardive, après l'abduction complète de l'épaule. Conseils simples : « pousser loin en arrière » , « lever le coude fléchit », « allonger loin devant » .
- « le pouce en dedans » : à l'entrée de la main dans l'eau, le pouce dirigé vers le fond de la piscine traduit une épaule en rotation interne maximale. La main doit pénétrer dans l'eau , pouce vers l'intérieur mais avec une inclinaison modérée(environ 40°), ce qui est plus efficace et limite le conflit

CONFLIT DE L' EPAULE : CLEF ?
.
L' hyper utilisation des muscles de l' épaule, entraîne leur rétraction. En étirement classique, on arrive à gagner un peu de souplesse sur les deux grands muscles (Gd pectoral et Gd dorsal ) . Mais le problème est plus grave pour les petits muscles qui maintiennent la glène de l ' humérus à l 'omoplate. IL faut d 'abord replacer l' omoplate , ce qui nécessite un ' étirement avant, de la chaîne des suspenseurs (trapéze, deltoïde ) et de la chaîne des enrouleurs d 'omoplat ensuite il faut rélacher les muscles de la coiffe dans un travail de chaîne.
On comprend alors la difficulté de ce travail et les conséquences retrouvées chez les nageurs . ( Tendinites, déchirures, douleurs anormales et usure anormale de la glène )

 

 

A suivre...

 

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