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| En 2009, de plus en plus d'entraîneurs, préparateurs physiques et kinés adeptes des étirements SGA : |
------------------------ALAIN RAVERA
ENTRAINEUR DE L2 ( LOUHANS, VALENCE, GUINGAMP ) FERVANT PRATIQUANT DE SGA
Après GUINGAMP, RENNES, le voici à MONACO 2009
----------------------CLAUDE FICHAUX ( Adjoint de R GARCIA) LILLE 2009

-------------------------PAOLO RONGONI ( Préparateur physique du MANS 72) 2009

----------DENIS VALOUR ( Préparateur physique TOULOUSE) 2009

| FOOTBALL ET MEMOIRE DE FIN D' ETUDE DE KINESITHERAPIE |
OBJET: Comparaison de la technique SGA et du Contracté relaché CR : ARNOULD laurent
Kinésithérapeute D.E.
L'analyse des résultats obtenus sur le groupe ayant subi le traitement SGA montre une amélioration significative (confirmée par le test « t de Student ») de :
+14,5% (p<0,05) pour la distance mains-sol ;
+23% (p<0,05) pour la souplesse des ischio-jambiers droits et gauches ;
+10,2% (p<0,05) pour la longueur de la foulée.
Nos résultats montrent également une diminution assez significative au test de
détente (CMJ) de l'ordre de 8%.

Le tableau ci-dessus compare les deux techniques d‟étirement.
Sur les tests 1 et 2, on constate assez nettement que le SGA donne un résultat significativement meilleur (de 22 à 23%) que ceux obtenus par le CR (de 10 à 11%).
Le SGA apporte donc de façon claire, une amélioration de la souplesse des ischio-jambiers supérieure au CR.
Cette étude de différentes techniques d'étirements, réalisée sur des joueurs de football professionnels, nous a permis de tester les techniques d'étirements Stretching Global Actif (SGA) et Contracté-Relâché (CR) sur des sportifs de haut niveau. Chez les footballeurs, c'est bien entendu la chaîne musculaire postérieure (ischio-jambiers) qui a été testée.
Six tests ont ainsi été réalisés sur deux groupes différents ayant subi chacun une des deux techniques d'étirement pendant cinq semaines à raison de trois séances par semaines.
Le timing des séances d'étirements a pu en grande partie être respecté, malgré les difficultés inhérentes aux contraintes d'une équipe professionnelle : fréquence soutenue des entraînements et matchs, blessures de certains joueurs, déplacements fréquents,…
De nos mesures, il ressort que les étirements réalisés par l'une ou l'autre des deux techniques, améliorent certaines performances qui font référence à la souplesse musculaire.
Nos résultats montrent en effet, conformément à de nombreuses références bibliographiques, que l'amplitude articulaire est augmentée de façon significative grâce aux étirements.
La technique du SGA semble donner des résultats sur l'accroissement de la souplesse meilleurs que ceux obtenus par la technique du CR.
Le gain de souplesse par le SGA dans certains tests est le double du gain par le CR (tests sur les ischio-jambiers) : amélioration de 20% pour le SGA et de 10% pour le CR.
Cette différence peut s'expliquer par le fait que le SGA permet des étirements dans les différents plans de l'espace et sollicite ainsi les ischio-jambiers, dont la structure des fibres musculaires est pennée, dans toutes les directions opposées de l'action musculaire contrairement au CR qu‟il ne sollicite le muscle que dans un seul plan.
La technique du SGA d'origine thérapeutique, mais aujourd'hui appliquée comme technique d'amélioration des performances, semble donc pouvoir s'utiliser de manière efficace en complément de la musculation pour la chaîne musculaire postérieure, dans la préparation physique du sportif de haut niveau, en particulier chez les footballeurs.
ZIDANE , BECKHAM , LE REAL MADRID PRATIQUANT LE SGA
UNE EMISSION DE TELEVISION SUR LA DECOUVERTE DU SGA, A ETE ENREGISTREE AU SEIN DES LOCAUX DU FOOTBALL CLUB DE TOULOUSE

JP DELPECH et A BANCAREL , anciens joueurs du TFC, ont été les producteurs .
HENNART B, kinésithérapeute du TFC, dans le rôle d'intermédiaire.
Les deux joueurs du TFC : DANIEL CONGRE et BENOIT BENVEGNU, à la découverte active du Stretching global actif.
-----RACING CLUB STRASBOURG-2006-----
EXPERIMENTATION SUR LA FRAPPE DE BALLE
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DEC 2005- NOUVEAUTE AU CENTRE DE FORMATION DE STRASBOURG:
- 6 MOIS APRES : Les 18 ans du Racing entraîné par C FICHAUX, gagnent, le 27 mai 2006 au Stade de France, la finale de la coupe Gambardella !
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PEUT-ON AMELIORER UNE FRAPPE DE BALLE PAR LES ETIREMENTS ?
- Une expérimentation sur la frappe de balle est en cours au centre de formation du club de Strasbourg.
C' est à la demande des entraîneurs du centre de formation et en entente avec les responsables techniques, N Larguet et J F Kuentz, qu'un travail de recherche a été entrepris.
- Nous avons pu remarquer chez certains joueurs une bonne fluidité ou aisance dans le mouvement, et au contraire chez d'autres , des mouvements parasites.
- BUT: Nous avons étudié une frappe de balle des 9m, avec obligation de tirer à droite (pour le tireur) sur les joueurs de l'équipe des "18 ans ", entraînée par C Fichaux,.
SOUHAIT: Amélioration de cette frappe.
- Pourquoi étirer un ischio jambier, seul, alors qu'il fonctionne en synergie avec le triceps quand le pied vient attaquer le sol dans le pas avant de la foulée ?
- Pourquoi étirer un droit antérieur , seul, alors qu'il est couplé avec le psoas et les releveurs de pied pendant la frappe de balle ?
En SGA, nous étudions toujours un geste dans sa globalité afin de trouver l'étirement de sa chaîne correspondante. Il nous parait absurde de vouloir étirer un muscle de façon analytique, en sachant qu'il appartient à une chaîne et que l'étirement analytique gagner dans l'instant sera perdu dans l'heure qui suit .
Quand on sait le temps passé dans l'étirement analytique d'ischios jambiers ou d'adducteur de nos footballeurs ?
LE PENALTY :
- Quand vous devez tirer un pénalty !!!!!
Déjà, vous avez une grosse pression sur vos épaules .
L'ambiance et la fatigue, ajoutent un stress supplémentaire à ce geste normalement, simple !
Il n'y a plus que vos muscles et votre inconscient pour vous aider.
Le joueur a choisi de tirer un pénalty du coté droit .
-----Il est souple, il a toutes les chances musculaires avec lui!. Cette souplesse est d'abord locale, au niveau des goupes musculaires de la cuisse (adducteurs pour l'adduction, psoas pour la rotation externe et possibilité des ischios jambiers). Mais le joueur va utlisé aussi toute une chaîne de mouvement.
-----Il est raide localement:
.............Il va compenser le manque de souplesse de l'ouverture de la jambe de frappe par des tricheries à distance:
soit fléchir la jambe d'appui (photo 3 et 4)
soit par un enroulement dorsal (photo
8
)
soit par
une élévation d'une épaule. (photo 5 et 6 )
soit par une flexion de la jambe de frappe
(photo 7 )
ou ailleurs.
Pour son tir, s'il est raide localement:
--
il va puiser dans sa chaîne globale. Le centre de la chaîne se situe au niveau "dorsolombaire", zone d'attache du diaphragme (centre de toutes nos chaînes ), Nous appelons cette zone : " zone de crédit de la souplesse", elle fonctionne comme votre compte à la banque, plus il est important, plus vous avez des possibilités d'utilisation.
.............. il va changer son angle d'attaque dans sa frappe, il va l'ouvrir beaucoup plus, ce qui influencera l'anticipation du gardien de but. Il va se positionner plus latéralement.
Dans les deux cas, son corps le perturbera pour établir sa frappe!
- Si ses raideurs apparaissent trop importantes dans son schéma inconscient, il choisira de tirer le pénalty du coté inverse ! Messieurs les gardiens de but ! n'oubliez pas cette logique !!!!
ETUDE DE QUELQUES COMPENSATIONS
Nous avons étudier la frappe de ces joueurs, en montrant les éléments qui nous paraissent perturbateurs au bon déroulement du mouvement. Nous avons fait ensuite des liens avec les raideurs des chaînes musculaires. (Tests utilisés en SGA )
- La frappe de ces deux joueurs, parait assez limpide ( je donne mes impressions de technicien du muscle, la vision de certains entraîneurs pourrait diverger de ces conclusions )
  
Les deux clichés mettent en évidence, le point de départ de la frappe et son point final.
Les clichés qui suivent, montrent des mouvements parasites, des compensations ou tricheries qui accompagnent la frappe.
 **  
Chez ces deux joueurs, la compensation se fait à deux niveaux: Ph 5 et 6
---au niveau de la flexion de la jambe gauche d'appui.
---au niveau de l'èpaule gauche , par l'intermédiaire du trapèze.
** 
Chez ces deux joueurs, la compensation se fait à deux niveaux:( ph 3 et 4 )
---au niveau de la flexion de jambe d'appui
---au niveau d'une rotation externe de la jambe de frappe (pied en rotation externe importante)
 
Ce joueur compense par une flexion importante de la jambe de frappe. photo 7
Ce joueur compense par un enroulement important du tronc.ph8
Ce joueur compense par une éversion du pied d'appui et surement un mauvais placement de ce dernier
BILANS ET CONCLUSIONS PRATIQUES
Ces bilans nous permettent de comprendre les compensations d'un joueur pour un geste précis.
En SGA, nous prenons compte de toutes ces compensations pour établir les postures d'étirements à proposer au joueur. Bien sùr, que la base de travail sera peu être une posture d'adducteurs ou d'ischios.
- Des tests précis "SGA" ont été effectué avec les joueurs, nous avons eu une autre idée des raideurs de ces joueurs. Les tests d'adducteurs et d'ischios étaient bons, c'est à dire, pas de raideur importante. Par contre, les tests de spinaux et de triceps étaient très mauvais.
- PREVISIONS
La consigne donnée aux entraîneurs de cette équipe, est d' axer les postures d' étirement vers un travail de spinaux et de triceps, ce qui n' était nullement prévisible au départ de la recherche..
Chacun va produire le geste avec ses moyens, sa souplesse.
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La libération des muscles à distance, va permettre de donner plus d'aisance au geste principal qui est ici, la frappe de balle.
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----------PREVENTION et PERFORMANCE------------ |
Pourquoi l’étirement contribue-t-il à l’amélioration de la performance ? ISCHIO JAMBIERS
1-Musculations
et conséquences bio mécaniques
Toute musculation excessive ( logique physique ) va enraîdir les muscles participant ou freinant le mouvement !
Par la répetition de son geste, le joueur va augmenter la musculation des muscles effectuant le mouvement.
Si en plus,
il exécute parallèlement un travail concentrique de certains muscles, il va perdre au bout de quelques temps la souplesse de ces derniers.
- ------Prenons l'exemple des ischios jambiers.
Ils ont un rôle très important dans la course à pied
----ils font partis des muscles de la statique, ce qui entraîne un tonus important, avec une forte proportion de tissu conjonctif, les fibres sont plutôt courtes et obliques (même si les ischios sont longs ); ils sont faits pour résister au mouvement et évoluent rapidement vers la rétraction.
----ils sont soumis à des tensions très fortes dans la course, l'activité des ischio-jambiers intéresse plus des 2/3 du temps de cycle complet de la jambe,et ne se limite pas au seul retour du pied sous la hanche, ni à son freinage avant l appui.
----ils sont soumis à plusieurs rythmes et régimes de contraction pour couvrir le cycle de la foulée.
----Ils passent de la phase concentrique (retour de suspension) à une phase excentrique lors de la coordination avec le quadriceps et du freinage dans l'appui du pied en pré-appui.
On comprend que pour la course, la relation ischio-jambiers/quadriceps soit plus de la synchronisation que de l antagonisme
L équilibre fonctionnel entre ces deux groupes musculaires n est donc plus du domaine de la force pure mais un problème de rapport de couple fléchisseur/ extenseurs en fonction de la vitesse angulaire :flexion du genou dans le retour du pied vers l avant et extension du genou lors de la projection freinée du pied vers l avant puis le sol.
Ils ont un rôle aussi important dans la frappe de balle
La musculation de lun des deux groupes musculaires aura toujours une incidence sur lautre. Le footballeur a besoin dun quadriceps fort pour la frappe de balle, malheureusement cette musculation entraînera aussi une musculation des ischios en conséquence , ces derniers sont des muscles statiques qui à long terme, par leur rétraction auront pour effet de freiner ou de perturber le mouvement dextension du genou, de diminuer la performance désirée à lorigine.( Ce qui aura été gagné en force pure sera perdu en aisance de la gestuelle du mouvement ) Les freins arrières du genou vont augmenté! Imaginez-vous entrain de rouler avec le frein à main de votre voiture légèrement serré , est-ce que la seule solution à votre problème, se trouve dans l'augmentation de la puissance de votre moteur ?
Expérimentation
Un groupe de kinésithérapeutes italiens pratiquant le Stretching Global Actif ont entrepris une recherche sur le rapport fléchisseur/ extenseur du genou, cette démarche est apparue devant les difficultés des préparateurs physiques italiens du « calcio » pour établir un rapport correct de force entre ces deux groupes de muscles lors de renforcement musculaire poussé.
Pour ces kinésithérapeutes, il était plus judicieux de rechercher sur le rapport dynamique/ statique pour léquilibre des muscles du genou.
Ils ont utilisé la méthode « iso cinétique » pour évaluer la dynamique de la fonction musculaire.
Ils ont choisi de travailler sur le rapport muscles fléchisseurs/extenseurs du genou car de nombreux auteurs considèrent quune altération de ce rapport est un facteur important dans les prédispositions aux lésions articulaires (Coplin 1971, Lulder 1973, Gillam 1979) et quun rapport correct est fondamental dans la préparation du sportif (Segantini 1991)
Ce même rapport varie en fonction de la rapidité du mouvement dans les différents angles daction et ce en fonction de la résistance et de la vélocité du mouvement, le paramètre choisi pour lexpérimentation est de 180°/sec, le plus proche du concept de « force explosive ».
Objectifs de la recherche : mettre en évidence déventuelles variations de paramètres isotoniques après les postures de Stretching Global Actif.
Un test isocinétique concentrique a donné la base de départ puis les postures ont été réalisées trois fois par semaine et pendant trois semaines, aucun athlète na subi de séance de musculation durant la période de la recherche. Ces postures ont été rajoutées à lentraînement normal des athlètes.
Un test isocinétique a été refait après trois semaines.
Suite à la comparaison des tests, chez les 4/5 des athlètes qui avaient un rapport anormal de force entre fléchisseurs et extenseurs, nous avons constaté une amélioration(en moyenne 12.7)
CONCLUSIONS
Considérant quune variation de 10% est jugée significative dans la recherche de valeurs isocinétiques (Gismi 1992) les chiffres obtenus confirment quil est possible de modifier de manière positive le rapport de force fléchisseurs/extenseurs du genou avec des exercices dallongement global dont lobjectif est de rééquilibrer le membre inférieur en intervenant sur les muscles raides et trop rétractés.
Cette recherche indique clairement que la force active dun groupe de muscles bénéficie du travail excentrique ( ce qui était le rôle fondamental des postures pratiquées par ces athlètes ) avec une augmentation moyenne du P.M.F. de 14.5% ( le P.M.F. est le pic du moment des forces des deux groupes musculaires)
« La force active, dans le geste, du quadriceps a été amélioré de 10% »
- Leur biomécanique et le football
Les statistiques ont prouvé que la blessure des ischios-jambiers se trouve en tête des désordres musculaires du footballeur. Pourquoi ?
En fin de frappe, les ischios viennent freiner le mouvement dextension du genou sinon votre jambe avec la force et la vitesse dépasserait les limites naturelles de lextension, vous risqueriez une entorse du genou à chaque frappe. Ce freinage se fait en excentrique comme le bras qui perd son combat dans le « bras de fer », or dans beaucoup de programmes de musculation les ischios sont musclés en concentrique cest sûrement lexplication de toutes ces blessures. La deuxième raison qui explique ces blessures provient de létirement analytique de ces muscles essentiellement dans une seule des physiologies, les deux autres physiologies( les rotations et labduction adduction ) sont souvent négligées voir même oubliées.
- Compensation dune raideur dischios jambiers
Il est aisé, pour un kiné de détecter une raideur de ces muscles en analysant la frappe du joueur sur le terrain ; classiquement on retrouve trois grands types de compensations :
N1 Le membre inférieur va moins loin dans son élan, cette possibilité est assez rare et prédit un incident musculaire proche dans le temps. La puissance de cette frappe est plus faible.
-
N2 Le membre dappui fléchit beaucoup trop et le corps aura tendance à senrouler vers lavant ; le joueur donnera limpression dêtre un peu figé, un peu trop stable sur ses bases.
Par son jeu en demi-flexion, le footballeur a déjà un peu cette attitude, elle se renforcera et pourra à long terme dérégler la mécanique du genou.
-
N3 Lextension du genou du membre qui frappe ne sera pas complète
Le jour ou le footballeur voudra utiliser ces derniers degrés dextension lors de lexécution du dernier geste (pour un tacle ou une frappe),
il pourrait y avoir risque délongation.
- Il y a dautres possibilités de compenser ce manque de souplesse, le joueur combine souvent le N2 et N3
2-Musculation et conséquences thérapeutiques
Pour le joueur, cette raideur entraînera :
Première conséquence : Sa foulée sera moins souple, moins ample, le frein postérieur des ischios raides sera plus important et la frappe de balle, moins forte. Pour garder la même puissance de frappe, il sera obligé de faire de la musculation du quadriceps. Ce qui aura pour conséquence à long terme, de resserrer l'articulation du genou. Si le genou est raide, les structures internes risquent de se détériorer, méniques, ligaments..
On peut comprendre les récidives de rupture des ligaments croisés ? Les muscles du genou étaient déjà tellement rétractés avant l'accident . L 'incidence de l'intervention et d'une rééducation orientée sur la musculation, a perpétué les dérèglements musculaires de ce genou.
Deuxième conséquence : L’athlète va chercher ailleurs dans son corps, à récupérer sa longueur perdue, mais ceci au prix de défauts supplémentaires dans son geste.
Ces compensations nous éloignerons du geste pur, donc de l’augmentation de la performance. Un jour de fatigue, le corps n’acceptera pas ou plus ces tricheries ou compensations, et ce sera la blessure, la déchirure ou la souffrance dans le geste ; ce tableau semble un peu sombre, mais quand, nous thérapeutes, essayons d’élucider l’origine d’un traumatisme, nous arrivons souvent sur une musculation intensive et mal orientée suivis d’aucun étirement.
3- Une solution ? : l' étirement
Il permet de récupérer l’amplitude perdue régulièrement à la suite du travail musculaire exigé pour la réalisation du geste demandé. ( pour les muscles freinateurs )
Si nous comparons un muscle à un élastique , plus la souplesse de l’élastique est importante, plus la force de réaction est élevée ; vous pouvez appliquer ce raisonnement au muscle.
(pour les muscles faisant le mouvement )
- Dans la jungle, les plus grands prédateurs sont les félins, Pouquoi ?
Ils associent la force et la souplesse.
Eh dire que beaucoup de sportifs portent l'image du félin sur leur maillot !!!!
------------------LE FOOTBALL DE DEMAIN------------------- |
Actuellement, certaines
données du football "pro" évoluent,
les équipes doivent maintenir leur niveau durant toute
la saison.
Le joueur professionnel a besoin de l'intégrité de son corps physique ( et aussi psychique) tous les jours (pratiquement
11 mois sur 12 ).
La répétition
des entraînements, des matchs, et des chocs, épuisent
le potentiel du joueur. Ces derniers deviennent des machines
à jouer qui souffrent parfois en silence. Il ne faut
surtout pas qu'ils montrent leurs blessures, leurs difficultés,
leur place au sein de l'équipe en dépend.
Comment faire de la prévention ?
Comment continuer à être efficace ?
1°Deux solutions s'offrent à l'entraîneur:
---avoir
un très gros effectif, doubler ou tripler
les postes, ce qui nécessite un très gros budget
et de ne pas jouer avec les mêmes joueurs durant la saison.
(Quand on sait la difficulté de créer une osmose
dans une équipe !)
---prendre
soin de ses joueurs, c'est à dire : la prévention,
malheureusement cette option ne dépend pas complètement
de l'entraîneur. En médecine, nous sommes très
pauvre dans le domaine de la prévention, peu de techniques
s'y intéressent vraiment.
Alimentation, hygiène de vie, compléments alimentaires
font partis de l'arsenal utilisé actuellement.
Au niveau du muscle, seuls les massages et l'hydrothérapie
apportent un certain bien être qui reste très passager.
Les appareils de physiothérapie ont envahi les salles
de soins et hormis l'effet placebo et la facilité de
leur utilisation, peu de sportif peuvent affirmé un effet
de prévention efficace sur leur organisme. Bien sûr,
tous ces appareils ont eu l'aval d'un grand professeur pour
affirmer leur efficacité ? ?
Par exemple : Des ultrasons
pour rien ? (article paru dans le site de volodalen)
Le traitement par ultrasons est une thérapeutique parmi
les plus utilisées pour soigner diverses blessures (lésions
musculaires
). En dépit de l'ampleur de son utilisation,
les évidences relatives à l'efficacité
de ces soins restent maigres.
Une équipe américaine a testé les effets
de cette technique sur divers indicateurs de récupération
(marqueurs biologiques de la régénération
cellulaire) en comparant un muscle lésé traité
par ultrason et le même muscle (sur l'autre jambe) laissé
sans aucun traitement.
Dans les 40 jours qui ont suivi la blessure, la masse musculaire,
la concentration en protéines, le "degré
de reconstitution"
ne différaient pas d'un
muscle à l'autre. En d'autres termes, le muscle traité
par ultrason ne montrait aucun signe de meilleure régénération
que le muscle non traité.
Est-ce à dire que les ultrasons ne servent à rien
?
Les conclusions doivent rester mesurées tant les conditions
de l'étude (marqueurs utilisés, muscles d'animaux
)
sont spécifiques. Toutefois, ces résultats interrogent
et incitent à la mise en uvre de procédures
de validation.
Référence : Influence of therapeutic ultrasond
on skeletal muscle regeneration following blunt contusion. Wilkin
LD, Merrick MA, Kirby TE, Devor ST. Int J Spots Med 2004; 25:73-77
2°On s'aperçoit que le domaine
de la prévention est pauvre.
Deux techniques totalement
différentes l'une de l'autre, mais cependant très
complémentaires, arrivent sur le terrain du curatif
et du préventif
---Une technique globale d'étirement dont la
base appartient à l'une des techniques de rééducation
les plus efficaces actuellement dans les grands pays, le
SGA .
---La microkinésithérapie, technique
française dont les fondateurs sont deux ostéopathes
français confirmés.
Plus besoin pour le kiné ou l'ostéo pratiquant
la micro d'utiliser les techniques manipulatives ostéopathiques.Si
le muscle est en lésion ou si l'os est déplacé,
il faut remonter plus haut et comprendre la raison de ces déplacements.
Ces deux techniques
permettent de faire un bilan des raideurs,
pour l'une et des blocages, pour
l'autre, du corps humain. A partir de ce constat, elles apportent
des solutions avant d'arriver à l'accident :
C'est la prévention !
Maintenant, il faut
leur permettre de faire leurs preuves, ce qui n'est pas simple
dans le milieu extrêmement fermé du sport de haut
niveau.
3°Seules, l'efficacité et la réussite,
permettront de juger ces techniques à long terme.
Déjà
des clubs de football "pro"
ont fait un pas vers le SGA ou la Micro.
Le SGA est enseignée à l'université "
UFRAPS" de Valence pour les étudiants de
2ième Année.
Il est entré dans la formation de base de "KINESPORT PARIS"
, organisme qui forment les kinés du sport de haut niveau.
Des expérimentations ont commencé dans le domaine
de la course à pied (amélioration
de la foulée) , dans le positionnement et le pédalage
en cyclisme et aussi en natation et en football.
Une solution : Micro kinésithérapie et Stretching global actif
Actuellement les techniques d'entraînement ont atteint un tel degré de sérieux qu'il est rare de trouver une blessure suite à une mauvaise programmation de ce travail.
Le sportif respecte de plus en plus les règles de base qu'exige le haut niveau, notamment les règles de diététique, de récupération, d'hygiène corporelle, etc.
L'utilisation d'étirements sur les chaînes musculaires avec une tension active de quelques grammes, couplé à la respiration, a réduit considérablement les possibilités de blessures.
Cependant, ce taux reste encore élevé. Quand on sait l'importance d'une blessure dans la vie d'un sportif, quand on sait le manque à gagner qu'occasionnent ces absences pour une équipe, il est urgent de se pencher un peu plus sur l'origine de ces blessures.
- 1) LE DIAGNOSTIC
J'ai plusieurs possibilités pour déceler un problème qui pourra déboucher sur une blessure :
----Soit en utilisant des tests de souplesse (le SGA propose quelques tests)
---- Soit dans la vision du geste (vérifier l'aisance de la frappe de balle, l'aisance de la foulée avec un pas postérieur disproportionné au pas antérieur)
- Plus le muscle est souple (exemple le mollet.), plus le geste ira chercher de l'aisance et de l'efficacité dans la phase excentrique, ce qui permettra une meilleure restitution de l'énergie dans sa phase concentrique.
La musculation en règle générale entraîne la rétraction des muscles utilisés, d'où perte de l'aisance dans les articulations utilisées, gène dans le mouvement, diminution de la performance.
Utilisation de compensations à distance, dues à des rétractions des chaînes utilisées pour le mouvement principal. (Exemple: l'enroulement lombaire avec grande pénétration dans l'air en vélo suite aux raideurs occasionnées par le pédalage.
----Soit en recherchant les muscles en lésion par l'utilisation d'autres techniques comme la microkinésithérapie qui nous permet de tester la vitalité du tissu de tous les muscles du corps en quelques minutes.
- Nous allons utiliser deux techniques " Microkinéthérapie et SGA " devant le fait accompli : c'est à dire la blessure.
- 2) LE TRAITEMENT
Tout va bien, et puis un jour c'est la blessure, la faute à qui ? Le temps, le geste mal fait, mauvais échauffement, le hasard ?
- Le traitement classique est mis en route. Mais sans utilisation de l'échographie ou de l'IRM, la recherche de la structure lésée (muscle, tendon aponévrose) n'est pas chose simple.
La physiothérapie, l'électrothérapie, ont une action symptomatique. Le repos oui, mais combien de temps ? A quel moment le muscle est-il réparé ?
Comment et à quel moment reprendre la compétition sans risque ?
Et puis il nous reste une grosse ombre au tableau, le
" Pourquoi cette blessure ? "
Parallèlement à ce traitement classique, je peux utiliser deux techniques de rééducation qui font de plus en plus leurs preuves : la Micro Kinésithérapie et le SGA.
- Prenons un exemple de blessure : Élongation, déchirure sur un ischio-jambier,
Le quel ?
Les muscles ischio-jambiers sont nés du mésoblaste paraxial vers la quatrième semaine de vie de l'embryon, Ce mésoblaste est divisé en métamères selon le nombre d'étages vertébraux à pourvoir. Chaque métamère comporte une partie mésoblastique appelée : scléromyodermatome qui va fournir de l'os, du muscle et du derme.
Nos mains nous permettent de détecter le rythme vital ou vitalité du derme assez facilement. Comme le derme provient du mésoblaste paraxial et il conserve une relation avec les muscles de son métamère d'origine ! Les zones de projection du derme nous renseignent sur le bon état des muscles en rapport.
Dans notre cas, je vais retrouver la zone dermique qui correspond au muscle lésé.
Je vais tester les zones dermiques correspondant aux ischio-jambiers, j'ai trois zones à tester, celle du long et du court biceps (face antérieure et latérale du cou), celle du demi-membraneux (zone entre la colonne et l'épaule, au-dessus de l'omoplate) et du demi-tendineux.
Voici par exemple la zone de projection du 1/2 membraneux, avec même une différenciation de ses trois faisceaux.

Si la zone qui a perdu sa vitalité se trouve entre la colonne et l'épaule, au niveau de C7-D1, nous pouvons même préciser quel faisceau a subi la blessure : le demi-membraneux direct, réfléchi ou récurrent. La zone médiane correspond au faisceau réfléchi.
Maintenant, le micro kinésithérapeute pourra réaliser une correction précise sur les insertions du faisceau lésé du demi-membraneux réfléchi en reproduisant très doucement l'élongation forcée qu'a subit ce muscle.
La correction réalisée, il peut vérifier la liberté de la zone de projection dermique correspondante, elle doit être libre dans son rythme vital. Le muscle est alors libéré de son agression traumatique et on peut espérer une cicatrisation sans séquelle.
- 3) L'ÉTIOLOGIE
Mais, nous ne savons toujours pas " pourquoi le muscle s'est lésé ? "
- Là encore, la microkiné va m'aider à remonter dans la recherche de ce pourquoi.
En aval de ce tissu mésoblastique se trouvent d'autres tissus, comme le tissu ectoblastique qui prend naissance dès la deuxième semaine de gestation, nous avons du apprendre à tester ce tissu avec d'autres modes palpatoires. Comme il y a correspondance embryologique entre l'épiderme et le système nerveux, il a été logique de rechercher les zones épidermiques en lésion pour retrouver les dérèglements de certaines lésions de relais nerveux en particulier au niveau des synapses. L'altération n'est pas du à un choc physique mais à une sur-stimulation nerveuse, qui arrivant dans un circuit, le surexcite, si bien que la synapse, qui a un peu le rôle d'un disjoncteur entre deux circuits, reste branché en permanence, ce qui provoque à la sortie, un influx nerveux parasite qui contracte le muscle en permanence.
Cet influx parasite se retrouve par une tension anormale dans le muscle lors de tests de souplesse, le sportif a toujours besoin d'étirer son muscle, mais quelques heures plus tard il retrouve sa raideur.
Cette tension anormale passe souvent inaperçue au départ de l'activité sportive.
Elle peut s'accentuer avec la fatigue ou d'autres éléments atmosphériques, psychiques lors de la compétition
- En stimulant ces synapses en lésion, nous arrivons à les faire réagir, si bien que l'interrupteur fonctionne à nouveau correctement.
Le corps va enfin mettre en route les phénomènes d'auto guérison, chose qu'il n'a pas pu réaliser auparavant, car le traumatisme était trop puissant et le terrain défaillant.
- Parallèlement à ce travail, le microkiné va rechercher toutes les lésions dont le corps n'a pas pu se débarrasser, ces lésions entraînent divers problèmes dans l'organisme et surtout des tensions parasites sur différents muscles du corps. Ces tensions enlevées, le sportif aura moins de chance d'avoir une blessure.
- NOUS SOMMES ALORS EN PRÉVENTION
- Dans tous les cas, il reste un travail d'étirement SGA à réaliser sur le muscle intégré à sa chaîne musculaire. Quand la couturière recoud un tissu déchiré, elle rapproche les deux bords du tissu, ce qui raccourcit ce même tissu.
Ici, c'est identique, la cicatrice va raccourcir le muscle et il faudra un travail d'étirement. La cellule musculaire est très particulière, par sa taille (40 à 50 microns), puis elle comporte plusieurs noyaux 70 à 80 par millimètre cube qui sont entourés d'une double membrane. Ces cellules sont en quelque sorte au repos et elles se réveillent dès qu'un accident musculaire se produit. Elles fabriquent des nouvelles fibres et réparent la déchirure. L'activation de ces cellules a besoin de conditions très spécifiques, elles ne permettent aucune erreur tel que massages appuyés, froid, chaud
et surtout étirements trop forts.
Le SGA, est une technique qui prend ses bases dans la " rééducation posturale globale ", elle respecte alors toutes les conditions pour récupérer une bonne cicatrice.
Le choix de posture effectué, il faut faire exécuter cet étirement long, doux, de faible intensité, en acceptant aucune douleur et en chassant les compensations du centre vers les extrémités. Le sportif peut dans certains cas apprendre à réaliser la posture, seul. L'évolution de ce travail, permet de mesurer, jour après jour, le degré de guérison de l'athlète.
- Le travail conjoint de la microkiné et du SGA permet de raccourcir le temps d'inactivité du sportif tout en respectant les règles de la cicatrisation des tissus.
- 4) ÉVALUATION
Actuellement, une évaluation a permis de constater, qu'en ajoutant ces deux techniques aux techniques classiques utilisées pour les traumatismes sportifs, on diminue par trois le nombre des blessures. Cette évaluation a eu lieu avec une équipe de football professionnelle française de Ligue 2 durant les 6 premiers mois du championnat et la comparaison a été établie avec une équipe de ligue 1 durant le même laps de temps et dans les mêmes conditions. Les joueurs étaient vus une fois par semaine au stade, dans le cadre de la prévention et à la demande si besoin spécifique. Ce travail a pu être réalisé avec la collaboration du kinésithérapeute travaillant à temps plein, du staff technique et surtout de la compréhension et de la demande de l'entraîneur et des joueurs.
- L'utilisation de la micro kinésithérapie a permis d'apporter à l'entraîneur des renseignements complémentaires sur la forme du joueur. L'écoute chaque semaine des petits problèmes de tout joueur professionnel a permis d'éviter des grosses blessures et de redonner au corps une vitalité plus intense. Les étirements effectués dans ce contexte, une fois par semaine, ont contribué à améliorer aussi le potentiel physique des athlètes et d'être un bon trait d'union entre la thérapie et l'activité physique.
- BLESSURES: Conclusion
- Le sujet a déja été abordé dans la page "SGA et Microkiné", ce travail de chaîne permet de réaxer ou de repositionner les segments osseux comme en ostéopathie, à la différence qu'on travaille plus dans la globalité du mouvement et c'est le corps lui-même qui effectue son alignement.
SI BLESSURE:
Il faut trouver à quelle chaîne appartient ce muscle en lésion, établir un choix de posture et faire notre assouplissement , sans arriver au seuil douloureux.( Ici les 100g sont indispensables, sinon vous réexcitez l'arc réflexe de la douleur)
Avant ce travail, nous réalisons le traitement "micro-kiné"
- SI PAS DE BLESSURE:
On entre dans la phase de prévention, si désirée par tous, le déficit de souplesse rencontré dans une chaîne ou lors d'une posture, nous permet de suspecter un problème que nous traiterons par la microkinésithérapie dans un premier temps. Nous pourrons en refaisant la posture disposé d'un moyen de vérification de notre travail.
Notre efficacité vient de l'association de deux techniques : La microkinésithérapie et le SGA
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- Nous sommes dans un monde en perpétuelle évolution et de nouvelles données sont découvertes chaque jour. Il n'est nullement question de remettre en cause nos bases acquises durant nos études de kiné. Il suffit simplement d'accepter de les voir évoluer.
Il y a quarante ans, les assouplissements n'existaient pas ou peu, puis il y a eu l'arrivée du " stretching ", chaque école expliquait sa façon de s'étirer, quelle tension exercer, combien de temps, quel positionnement, etc.
Ces écoles ont permis l'éclosion de nombreuses formations à ces techniques, la pratique régulière d'assouplissements a multiplié dans le grand public et les étirements sont devenus indispensables dans les activités sportives professionnelle.
Mais, depuis quelques années, plus rien! On est figé.
Le
SGA a été mise au point que depuis 4 à 5
ans, il bénéficie des recherches de la technique
d'origine : le RPG. Nous sommes confrontés tous les jours
à une évolution, les postures se perfectionnent.
Le fait d'être enseignée, à l'école
" Kinésport " et à l' UFRAPS, nous a permis
de pouvoir échanger avec les intervenants de ces écoles.
La relation avec les kinés des équipes de foot de D1, D2,
ect..ou de certaines équipes de France (basket, rugby)
a permis aussi de savoir quel était le niveau des autres thérapies
actuellement.
A°LES GRANDS PRINCIPES
1)GLOBALITÉ
Comment
peut-on réaliser un assouplissement analytique sur des
ischio-jambiers, quand on sait qu'ils dépendent du triceps
dans le verrouillage du genou (voir le chapitre"course
à pied", qu'ils dépendent du positionnement du bassin par l'intermédiaire
des fessiers.
Un étirement classique nous propose
ce type d'exercice: EX N°1:
vous ressentez bien une tension face postérieure de la
cuisse ou du genou. 
Quelle est l'origine de cette tension ? Ischios, fessiers, pelvis,
triceps ?
Pourquoi cet étirement perd son efficacité avec
le temps ?
Pourquoi ne nous convient-il pas ?
En SGA, nous proposons ce type de travail
:EX N°2
Cette posture commence par la mise en tension des spinaux en
demandant de poser toute la colonne sur le sol. A chaque expiration,
vous devez appuyer les deux extrémités, crane
et sacrum.
Puis vous amenez vos genoux vers la poitrine, jusqu'au moment
où vous sentez se décoller le sacrum. Vous avez
mis en tension les spinaux et les fessiers.

Maintenant il faut continuer la mise en tension de la chaîne
postérieure par l'extension des jambes sur les cuisses.
Vous constaterez que l'alignement jambes / cuisse est impossible,
et si j'augmente l'extension de mes jambes par une tierce personne,
le sacrum se décolle automatiquement.
Je suis bien entrain de mettre de la tension dans les spinaux,
fessiers, ischios et si je demande une flexion dorsale de la cheville,
la tension de la chaîne est à son maximum.
Il suffira de donner des points d'appui, pour réaliser
la partie active de l'étirement et verrouiller les compensations
des autres plans.
Nous sommes bien en " Stretching = étirement, global=
toute la chaîne, actif = par des contractions de quelques
grammes sur les appuis du guide.
- DIFFÉRENCE
ENTRE LES DEUX ÉTIREMENTS°1 et
N°2
Dans l'exercice N°1, l'extension des genoux entraîne
la perte de la tension des fessiers, les cuisses se remettent
à la verticale du bassin et vous perdez votre globalité.
Votre gain d'étirement d' ischios, se perd au niveau
des fessiers. Vous découvrirez que cette tension se perd
aussi au niveau de la colonne, car la nuque se cambre, le sacrum
se décolle, la respiration se bloque et peut même
créer une lordose dorsale basse et lombaire haute.
Nous avons souvent l'apparition de compensations, de rotation
externe des membres inférieurs et d'abduction des membres
supérieurs. L'exercice N° 1 a perdu sa globalité.
2)ACTIF
La
tension ne doit pas dépasser quelques grammes,( voir
le chapitre fondements,
il faut impérativement mettre en tension toute la chaîne
et après cette mise en tension, exercer cette force de
quelques grammes.
- La
clef de la réussite est là !
- 3)RESPIRATION
La
respiration est la première hégémonie à
notre naissance, toute la musculature est au service de cette
fonction.
Le diaphragme et son attache dorsolombaire symbolise le centre
de presque toutes nos chaînes musculaires. Cette zone
dorso-lombaire joue un peu le rôle de zone de crédit
de notre souplesse générale. Ce centre sera le
point de départ de tout étirement global !
1)Présentation
S'il y a un point où notre conception de l'étirement
diffère complètement de celle traitée dans
les ouvrages de " stretching " actuellement
, c'est bien dans le domaine de la respiration.
Pour allonger un élastique, il faut tirer sur les deux
extrémités en même temps, il en est de même
pour une chaîne musculaire, seulement ce n'est pas toujours
aussi simple de savoir où sont ces extrémités
et de les maîtriser.
Quelles
sont et ou sont ces extrémités ?
un des deux bouts n'est autre que
le système respiratoire qui se manifeste matériellement
par la mécanique respiratoire en trois point
1)
par le mouvement de descente du haut du thorax
2) par le mouvement
de descente du bas du thorax et latéralement
3) par le rentré
de la partie sous ombilicale ( le transverse) souvent un seul
des trois mouvements suffit.
- .
l'autre bout correspond aux extrémités de
cette chaîne musculaire: La tête, les doigts des mains
et les orteils sont les cinq extrémités.
Mais avant d'arriver à ces extrémités, il
faut avoir mis une tension suffisante dans toutes les articulations
ou segments se trouvant entre les deux bouts.
main--pied--tête--pied--main
- En
résumé : la chaîne se constitue de deux extrémités
- 1ère
EXTRÉMITÉ= Le centre= La respiration
2ème EXTRÉMITÉ= Les cinq extrémités=tête
+ mains + pieds
La réussite de l'assouplissement dépend de la maîtrise
de ces extrémités ; celle ci ne pourra s'acquérir
que par un long travail pratique,
je mets en garde le lecteur sur l'énorme fossé entre
l'aspect ressenti à la lecture de ces explications et le
travail pratique à réaliser.
-
L'acte respiratoire: L'inspiration
et l'expiration
-
1)L'INSPIRATION
La respiration fait partie de la fonction hégémonique
primaire du corps humain. Si je vous demande de respirer, votre
premier réflexe sera d'inspirer un bon coup !
Tout est au service de l'inspiration, notamment les muscles inspirateurs
qui appartiennent aux deux grandes chaînes ; on pourrait
écrire des pages et des pages sur l'inspiration, mais j'aimerais
vous rappeler quelques rôles fondamentaux du muscle principal
de l'inspiration : le diaphragme
Ce muscle est le moteur de notre voix, du chant, mais aussi de
la défécation, il a une action sur le transit digestif
au niveau de l'estomac et sur le retour sanguin au niveau des
gros vaisseaux, sans oublier son rôle énorme dans
la statique vertébrale quand on veut soulever quelque chose,
il est en fin dans un domaine plus subtil, le muscle qui parle
le plus d'informations psychologiques .
Sa libération est très importante chez les gens
' noués', qui ont une boule dans l'estomac, qui sont mal
dans leur peau, qui sont très stressés.
A cette inspiration succède l'expiration
. 2) L'EXPIRATION
Elle est beaucoup plus simple, c'est un retour, c'est une action
qui doit se faire naturellement. De temps en temps, pour souffler
les bougies du gâteau d'anniversaire, on a besoin d'un peu
plus que ce retour alors on utilise les muscles expirateurs que
sont les abdominaux.
- Respiration
et Stretching global actif
-
Pour comprendre un peu plus la mécanique respiratoire,
je vais la comparer à une accordéon
- J'inspire
= J'ouvre mon thorax = J'ouvre mon accordéon
J'expire = Mon thorax se referme = Mon accordéon se ferme
-
très tôt, on constate que le retour du thorax se
fait de moins en moins bien. Ce retour est freiné par le
manque d'élasticité du système respiratoire,
alors il nous faut insister sur ce retour qui correspond à
la fermeture haute et latérale du thorax Quand au bout
de quelques instants de travail, on arrive à descendre
ce thorax on découvre que cette correction a entraîné
avec elle des compensations à des endroits éloignés
et ceci à cause des chaînes musculaires dépendantes,
ce retour traîne avec lui les raideurs des cinq extrémités.
Je peux en conclure, qu'une raideur d'une chaîne musculaire
suite à son utilisation massive pour un geste sportif quelconque,
aura des répercutions sur le bon fonctionnement de la mécanique
respiratoire.
-
Alors, comme il me faut la même quantité d'oxygène
pour vivre, je dois augmenter mon inspiration en augmentant mon
périmètre thoracique. Mais à ce jeu, j'ai
une limite, un jour, je ne pourrai pas aller plus loin, j'aurai
utilisé mes compensations au maximum, la chaîne inspiratoire
sera trop rétractée et je ne pourrai plus récupérer
cette raideur dans les chaînes annexes.
Les performances vont alors diminuer, notre travail consiste donc
à retrouver cette souplesse thoracique et globale.
.
JE SOUFFLE, j'insiste sur l'expiration, je dois regagner la descente
du thorax, c'est peut être difficile au début, mais
possible, je me rends compte que la longueur gagnée à
cette endroit est perdue ailleurs; C'est donc ailleurs qu'il faut
continuer à tirer, nous voilà donc, plongé
en pleine globalité.
En soufflant, je cambre aussi la nuque, j'incline peut- être
la tête sur la droite, je soulève mes épaules,
j'écarte mes membres inférieurs
voilàdonc que notre centre devient un bout de la chaîne
à étirer, il nous reste plus qu'à trouver
l'autre bout, en réalité il n'y a pas un autre bout
mais cinq autres bouts. Ces cinq bouts correspondent aux cinq
extrémités :la tête
Les doigts de chaque main
Les orteils de chaque pied
Nous constatons alors le rôle énorme de la respiration
dans l'étirement.
- B°VÉCU
SUR UNE SAISON COMPLÈTE EN L2 A VALENCE
-
Ce travail a été effectué durant toute la
saison, à raison d'une séance en groupe par
semaine.
Au début de la saison, le travail a été dirigé
vers les chaînes les plus rétractées.En travaillant
avec un guide, nous faisions 4 postures en moyenne:---La
posture debout penché était au programme
systématiquement --les adducteurs
( une fois avec la chaîne antérieure et une autre
fois avec la chaîne postérieure ) --les
quadriceps --les psoas.
Après quelques mois d'apprentissage, nous réalisions
beaucoup de postures sans guide, ce qui avait l'avantage de gagner
du temps et de ne plus avoir de temps "mort" durant
les séances.
Ces postures pouvaient être reprises individuellement durant
la semaine ou avec le kiné travaillant à temps plein
Chaque semaine la séance évoluait, dans la difficulté
et dans la diversité des chaînes avec un apport de
plus en plus important des membres supérieurs.
- La
réalisation de quelques tests, le témoignage des
joueurs et des entraîneurs, l'évolution de l'aisance
du joueur sur le terrain, ont permis d'objectiver l'efficacité
du travail réalisé durant la saison.
- L'équipe
de l'ASOA VALENCE en séance de Stretching global actif
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