|
Pour vous aider à mieux comprendre l 'apport de l' étirement en course à pied, je vous invite à visiter mon blog :
http://fouleeassouplissement.blogspot.com/
Pour réussir à un bon niveau et c'est encore plus vrai dans le trés haut niveau, l ' athlète doit effectuer un énorme travail foncier; Ce travail entraîne une hyper musculation des membres inférieurs, ce qui aura comme conséquence de rétracter ces muscles, ces chaînes musculaires. Prenons le muscle du mollet: le triceps ; sa rétraction diminue l 'appui postérieur.

La cheville aura moins de flexion dorsale!
Il faudra impérativement travailler cette souplesse.
Mais actuellement, les athlètes font une musculation parallèle , fonte, machines...qui va encore plus rétracter les muscles et qui n'apportera rien au gain final , dans la course à pied. Cette musculation apportera une puissance ! mais une perte de distance dans le mouvement.
En mécanique, le moment de la force sera plus petit car le pied décollera plus tôt du sol.
Deux solutions pour le coureur:
--soit j 'ai une foulée plus courte, ce qui n 'était pas le but recherché
--soit mon corps récupère de la longueur ailleur , dans le membre inférieur. Nous appelons cela : une compensation. Cette dernière perturbera un mouvement annexe de la jambe, peu à peu des déséquilibres vont survenir, jusqu 'au jour de la blessure.
Ici, l' assouplissement aura pour but de récupérer la longueur perdue ! C'est un impératif !
Cela se fera dans un travail foncier, spécifique !
Reste l 'énorme problème de la technique employée ????
POUR LA BLESSURE DU SPORTIF CHAPITRE SPECIAL°
OU
http://stretching-global-actif.blogspot.com/
Des études
( Cavanagh et Williams 1982) ont montré que la foulée
maximum pour une vitesse donnée, au coût énergétique
minimum, est proche de la foulée choisie naturellement
par le coureur.
Peut-on faire évoluer cette foulée ?
Mon apprentissage, par le biais de l'entraînement, me permet
d'enrichir mon acquis. Mais, j'ai des éléments de
base, comme la longueur de mes membres inférieurs qui restent
inchangeables et d'autre comme la souplesse qui oscille entre
l'inné et l'acquis.
Suis-je raide depuis ma naissance ? Ou, ai-je perdu souplesse
depuis quelque temps seulement ?
-CLASSIQUE:--Le test le plus souvent utilisé pour déterminer
la raideur du triceps, est celui où vous inclinez le segment
jambier en gardant le pied au sol, du coté à tester.(
En classique, vous utilisez aussi cette position pour étirer
le triceps)

Ici, vous testez en passif la structure analytique postérieure
de la cheville, mais n'avez aucune idée sur la souplesse
de la chaîne postérieure.
-En " SGA "
nous utilisons le test du penché avant
Si vous vous penchez
en avant les deux pieds joints, vous constaterez, soit une distance
" sol-main " importante et vous penserez beaucoup plus
à une raideur d'ischio-jambiers, soit un recul des fesses
en arrière, ce qu'indiquera une raideur de triceps plus
importante. Mais on peut aussi penser à une raideur du groupes "fessiers" ou des spinaux.
Il faut alors évaluer le groupe musculaire le plus raide et établir les postures adéquates.
Dans ce test, les triceps sont évalués dans leur
propre chaîne musculaire, on constate souvent que ces derniers
qui paraissaient souples avec le premier test, sont très
raides quand ils sont incorporés dans leur chaîne.

Ce test permet aussi de constater une différence de comportement
du muscle quand on le met en tension active.
LA FOULEE
La réussite dans cette entreprise
dépend dune judicieuse association : quantité
et qualité de travail, il est logique de primer au début
la quantité mais très vite cette dernière va
nuire à la qualité et des athlètes super-entraînés
narrivent plus à tirer profit de leur travail.
Dans la qualité de travail, notre rôle se situe au
niveau de lutilisation maximum des possibilités de
notre corps.
Si je me dis :
« Je voudrai améliorer la qualité de ma foulée
! » Je vais essayer daugmenter sa longueur à
lentraînement
Constatation ?
je le peux.
« Alors pourquoi ne puis-je pas lutiliser et la garder
en course ? »
De ce constat, jai envie daller plus loin dans la compréhension,
je continue daugmenter ma foulée et très vite
je constate des petits indices : je ne ressens plus les mêmes
sensations quà lhabitude (mon bassin avance plus
du coté du pas antérieur, mes membres supérieurs
ont plus denvergure, je ne pose plus mon pied comme dhabitude,
mon équilibre antéro -postérieur du tronc est
différent et je ressens ma cambrure lombaire plus creuse
.
Voilà quelques exemples !!!).
« Donc
si je veux conserver une foulée plus grande, je dois accepter
ou subir de nombreux changements ailleurs. Le puis-je ?
Est-ce que ma souplesse lombaire accepterait encore un sacrifice
dans cette région ?
Est-ce quun trop grand mouvement des bras ne serait-il pas
trop gaspilleur dénergie ?»
Finalement jai limpression que
mon corps sait déjà toutes ces données ou
possibilités et me permet quun seul type de course
: le mien! que notre course dépend de ces paramètres
(longueur des membres, puissance de certains muscles par rapport
aux autres, souplesse des articulations, possibilités dintégrer
les nouvelles données
) et quelle est une synthèse
de ces derniers.
Toute la subtilité de notre travail
sera dêtre à lécoute des réactions
du corps, de tenir compte de tous ces paramètres et
si je veux changer quelque chose, je dois étirer en
même temps les muscles des membres inférieurs mais
aussi la zone dorso-lombaire, lenroulement des épaules
etc.
on arrive donc dans un travail global

1°) BASES:
---CONTRE LES ETIREMENTS
si nous partons des recherches , les plus récentes et scientifiques dans ce domaine, nous pouvons tirer les conclusions suivantes:
http://www.u-bourgogne.fr/EXPERTISE-PERFORMANCE/
Les techniques d'étirements utilisées, dans ces conclusions, ne correspondent pas
du tout à celles utlisées en SGA
1) Stretching et échauffement pour une performance sportive
On dispose aujourd’hui de quelques études qui démontrent l’effet néfaste de l’introduction de procédés d’étirement pendant l’échauffement d’une compétition. Ces influences négatives ont été démontrées sur des efforts de vitesse, de force et surtout de sauts (détente).
2) Stretching et la prévention des blessures :
-- L ’effet antalgique des étirements. L’athlète va donc plus loin qu’il n’en a l’habitude
(ses récepteurs à la douleur sont en quelque sorte endormis) il risque donc la blessure lorsqu’il va commencer son activité spécifique.
--
Les microtraumatismes dus aux étirements. Les étirements passifs imposent aux muscles des tensions parfois équivalentes à des tensions musculaires maximales.
--
Le phénomène de « Creeping »
Wydra (1997) décrit le phénomène de Creeping : au cours d’un étirement long et prolongé le tendon s’allonge, ceci entraîne une réorganisation des fibrilles de collagène qui vont s’aligner alors que normalement elles sont orientées en oblique.
3) Stretching et récupération
Les étirements ne constituent certainement pas le meilleur moyen pour faciliter le drainage sanguin. Comme le soulignent Wiemann et Klee (2000) les étirements imposent des tensions importantes dans le muscle et ceci dans des amplitudes inhabituelles, il en découle des microtraumatismes au niveau de la structure intime du muscle (la Titine en particulier). Si on impose des étirements à la fin d’un match de sports collectifs alors que les muscles viennent d’être soumis à des efforts intenses générateurs de microlésions, on risque de rajouter desperturbations musculaires supplémentaires. On ne peut donc pas conseiller le stretching comme récupération d’une compétition pour un match qui va suivre dans les deux jours.
---POUR LES ETIREMENTS
La foulée dépend en grande partie du muscle triceps
Dans le pas arrière, le pied va quitter progressivement le sol et juste avant d'attaquer sa phase d'impulsion, le pied amorce une tension excentrique ( les insertions du muscle s'écartent) occasionnant un allongement des fibres musculaires suivies alors de la vraie phase d'impulsion par une contraction concentrique( les insertions se rapprochent)
Ce sont les qualités élastiques du muscle qui permettent cette énergie supplémentaire; Les scientifique appelle cela le "cycle étirement- raccourcissemen"
t
Constat de l’efficacité du «cycle étirement-raccourcissement»
Travaux de G Cometti
Les causes de l’efficacité de cette modalité de fonctionnement musculaire reposent sur
trois éléments :
- L’intervention particulière des facteurs nerveux.
- l’élasticité du système « tendon-muscle ».
- l’intervention du réflexe d’étirement.
Si on veut utliser les étirements SGA, dans un but d'amélioration de la performance , en CAP, il faut que ces étirements s'adressent directement à l'élasticité du système "tendon-muscle" . Il semblerait que le tendon et le muscle jouent le rôle d’un élastique que emmagasinent et restituent l'énergie.
Au niveau du muscle: Deux explications sont envisagées, l'augmentation du nombre et de la qualité des ponts d'actine -myosine, et l'importance de la titine.
Au niveau du tendon Selon Fukunanga et coll. (1996) sur un drop jump pendant le phase excentrique 66 % du travail est effectué par le tendon et le 34 % restant sont dus à la contraction musculaire concentrique. Pendant la phase de renvoi, 76 % du travail est due à la restitution d’énergie par les tendons. Donc pendant le drop jump la majeure partie de la puissance explosive est due à l’emmagasinement des structures tendineuses avec une contraction quasiisométrique des fibres.
Les travaux de Komi (2003) ou la différence entre les groupes musculaires : Certains muscles restituent l'énergie cinétique, par le tendon et d'autres par l' élasticité du muscle lui même.

Photo appartenant à G Cometti
En SGA, cette notion fait parti des règles de la technique qui considère , deux types de muscles : les statiques et les dynamiques.
NOUS SOMMES EN PLEINE HARMONIE AVEC LES DONNEES ACTUELLES DES SCIENTIFIQUES
---)COMMENT UTILISER L' ETIREMENT
Pour le SGA, c'est simple, on utlise en parti le principe de Goldspink. Chez l’animal (William et Goldspink 1971, Goldspink et coll. 1974) qui ont montré qu’un muscle immobilisé en position longue (sous plâtre) voyait son nombre de sarcomères augmenter en série. Nos muscles (chaînes de muscles) sont mise en tension durant tout le temps de la posture et nous leur demandons une contraction excentrique en donnant des points d'appui .Ce qui permet un allongement du muscle par l’augmentation du nombre de sarcomères en série.
ON est 'actif' , mais de son propre muscle et non pas de l'antagoniste. Ici la force est très minime , quelques grammes!!
Voir le principe de Goldspink, Les limites du stretching pour la performance sportive. 2 ème partie :
« Les effets physiologiques des étirements» G Cometti.
| BIO MECANIQUE DE LA FOULEE EN " SGA " |
C'est avec cette idée que je vais étudier la bio-mécanique
de la foulée. Déjà deux points de vue s'offrent
à moi : est-il plus important d'augmenter la foulée
ou d'augmenter la fréquence de cette foulée ?
Je pense que les deux choses sont liées entre elles, l'assouplissement
va permettre une plus grande amplitude de chaque articulation
et va aussi par son action proprioceptive faciliter les réponses
neurovégétatives (grâce à la stimulation
des récepteurs dans les muscles, capsules, ligaments, fascias)
ce qui pourra augmenter la fréquence.
1°
La " chaîne de la foulée "

On peut considérer que l'amplitude de cette foulée
dépend d'une sorte de chaîne musculo-aponévrotique.
Cette chaîne part de la jambe arrière quand elle
termine son impulsion, tapisse la face antérieure de la
jambe, de la cuisse, de la hanche et se continue par les adducteurs
les plus antérieurs puis se poursuit mais sur l'autre jambe
par les adducteurs les plus postérieurs, les ischio-jambiers,
le triceps et de façon plus fine par les muscles de la
voûte plantaire ( pour ces derniers seulement si l'appui
se fait sur l'avant pied)
On pourrait imaginer une sorte de muscle qui partirait du bout
du pied en appui et irait à l'autre extrémité
de l'autre pied.
Il faudrait imaginer
cette chaîne avec un esprit beaucoup plus "aponévrotique"
que musculaire. (En sachant que les muscles restent les exécutants
du mouvement. )
D'où l'importance
du travail global !
2°Amplitude de la foulée
........... ............
Image1 -------------------------------------Image2---------------------------------------Image3
----Dans l'extension de la jambe d' appui :image1
--un manque d' extension ne permet pas un bon vérouillage du genou
--la jambe arrière ou de propulsion, sera plus vite ramenée, avec une foulée plus courte .
----Dans la jambe de propulsion: plus les muscles qui antéversent le bassin en avant sont souples , plus la foulée sera ample ou plus la cuisse antérieure ira loin en avant.
----L 'appui vertical doit se faire avec une jambe en extension.( fatigue, perte de réactivité.. ) image3
 
UNE FOULEE : QUEL TRAVAIL !!!!!! Différence de foulée au même moment ???
3°
Amplitude et propulsion jambe arrière
Cette foulée dépend en grande partie du muscle triceps
Dans le pas arrière, le pied va quitter progressivement
le sol et juste avant d'attaquer sa phase d'impulsion, le pied
amorce une tension excentrique ( les insertions du muscle s'écartent)
occasionnant un allongement des fibres musculaires suivies alors
de la vraie phase d'impulsion par une contraction concentrique(
les insertions se rapprochent)
Ce sont les qualités élastiques du muscle qui permettent
cette énergie supplémentaire
On sait que le muscle peut développer une force beaucoup
plus importante s'il a été mis en tension auparavant
(tentez de sauter verticalement sans élan, puis refaites
ce saut mais en démarrant par une flexion du tronc et vous
aurez un deuxième saut nettement supérieur au premier)
comme si l'énergie supplémentaire emmagasinée
par la tension préalable venait aider à la contraction
des fibres musculaires.
Un travail de la souplesse du triceps permet alors une meilleur phase excentrique, qui entraînera aussi, par voie de conséquence, une meilleur contraction concentrique de poussé.
Un triceps
souple permet de mieux accumuler de l'énergie dans la phase
excentrique et la restituer dans la phase de contraction concentrique
ou de propulsion.
4°
Notion de verrouillage de la jambe avant :
Au moment où
le pied va se poser au sol, le quadriceps doit assurer lextension
de la jambe sur la cuisse afin damortir le poids du
corps, membre inférieur tendu, pour laider dans cette
tache la biomécanique humaine utilise le principe de la
visse. Le triceps trouve grâce au sol un point dappui
fixe inférieur et sa contraction excentrique permet lextension
et rotation externe du plateau tibial, comme une visse ; de leur
coté les ischio-jambiers vont aussi dans leur contraction
excentrique créer lextension
et rotation interne du genou.
Nous aurons ces deux groupes de muscles qui participeront à
lextension du genou mais le triceps aura une composante
de rotation externe et les ischios une composante de rotation
interne nous aurons donc cet effet de vissage par le bas
dans un sens et de vissage par le haut dans lautre sens.
Pour déverrouiller, on utilise les fléchisseurs
de hanche et le poplité.
On
comprend mieux par létude de la bio mécanique
du verrouillage du genou les problèmes de déchirures
des ménisques, dinstabilité du genou et
même jusquaux entorses. La mécanique est parfaite
quand les deux groupes de muscles, ischios jambiers pour la force
venant du haut et triceps pour la force du bas, sont à
lheure au rendez-vous. Mais si lun deux a le
moindre retard, cest linsécurité ! cest
le tibia qui arrive trop tôt dans sa rotation externe et
comme le fémur est en retard il y a risque de cisaillement
du ménisque.
Il arrive souvent quun
des deux groupes musculaires soit plus raide que lautre,
soit par blessure antérieure ou soit par un déséquilibre
détirement, beaucoup de sportifs assouplissent régulièrement
leurs ischios jambiers en les incluant dans une chaîne,
mais nont aucune efficacité sur les triceps car ils
utilisent létirement classique du penché en
avant.
On obtient à long terme un
déséquilibre de souplesse entre ces deux groupes
5° Rôle
des ischios jambiers dans la course à pied
Il n' y a pas plus dangereux, pour le geste sportif que la musculation concentrique des ischios jambiers !

Electromyogramme
durant un cycle de foulée de la jambe droite. (K.Wiemann
§ G Tidow)
Les ischio-jambiers ont un rôle
très important dans la course à pied
----ils font partis
des muscles de la statique, ce qui entraîne un tonus important,
avec une forte proportion de tissu conjonctif, les fibres sont
plutôt courtes et obliques (même si les ischios sont
longs ); ils sont faits pour résister au mouvement et évoluent
rapidement vers la rétraction.
----ils
sont soumis à des tensions très fortes dans la course,
l'activité des ischio-jambiers intéresse plus des
2/3 du temps de cycle complet de la jambe,et ne se limite pas
au seul retour du pied sous la hanche, ni à son freinage
avant l appui.
----ils sont soumis
à plusieurs rythmes et régimes de contraction pour
couvrir le cycle de la foulée.
----Ils
passent de la phase concentrique (retour de suspension) à
une phase excentrique lors de la coordination avec le quadriceps
et du freinage dans l'appui du pied en pré-appui.
On comprend que pour la course, la relation ischio-jambiers/quadriceps
soit plus de la synchronisation que de l antagonisme
L équilibre fonctionnel entre ces deux groupes musculaires
n est donc plus du domaine de la force pure mais un problème
de rapport de couple fléchisseur/ extenseurs en fonction
de la vitesse angulaire :flexion du genou dans le retour du pied
vers l avant et extension du genou lors de la projection
freinée du pied vers l avant puis le sol.
Une partie de cette présentation
a été bien expliqué par F
Aubert (UFR STAPS PARIS V), lors du colloque médical
de la FF Athlétisme.
Dans cet article, la partie renforcement musculaire des ischios
jambiers ne correspond pas à la philosophie prônée
en SGA.
Le renforcement en concentrique des ischio
jambiers est très dangereux à long terme et devrait
être évité le plus possible
Leur importance ne doit pas nous faire oublier qu'ils fonctionnent
dans une chaîne musculaire et qu'ils ne sont pas toujours
aussi raides qu'on le pense !
Dans notre constat journalier de thérapeute, nous trouvons
deux groupes plus souvent en rétraction : les fessiers/pelvis
et les triceps pour les membres inferieurs et les spinaux.
6° Les adducteurs.

Dans l'électromyogramme précédent,
on constate que les adducteurs jouent un rôle non négligeable
dans la course à pied.
Pour comprendre le rôle de
ces muscles, il nous faut comparer la course de l'animal à
celle de l'homme. (Je rends un grand hommage à M
Bienfait auteur de ces travaux et qui a enseigné
la thérapie manuelle à l'université de St
MONT 32400 .
" Pour l'homme, la course est un fait exceptionnel; son allure
normale est la marche. Pour l'animal, particulièrement
l'animal sauvage, la course est le mode de locomotion habituel.
Elle lui permet la fuite, les longs parcours, la capture des proies,
etc... Elle doit être rapide et puissante. Contrairement
à l'homme qui n'utilise qu'un élan propulseur,c'est-à-dire
la poussée de la chaîne fonctionnelle d'élan
du membre inférieur : triceps-quadriceps-grand fessier,
la course de l'animal est faite de deux actions inverses.
Dans un premier temps, le membre postérieur fixe son pied
en avant au sol. C'est la fonction des griffes ou des sabots.
Cet ancrage est suivi d'une traction du membre, d'une contraction
des fléchisseurs qui attirent le corps au dessus du pied
portant.
Après le passage à la verticale, une pulsion des
extenseurs propulse le corps en avant. Nous retrouvons ce mécanisme
chez le sprinter. Une grande foulée antérieure accroche
le pied en avant, puis la contraction des fléchisseurs
tire ce pied avant l'entrée en action des extenseurs.
Pour le quadrupède, les muscles adducteurs sont un élément
important de la rapidité et de la puissance de la course.
Si nous visualisons bien les insertions des adducteurs sur la
branche ischio-pubienne, nous constatons que la plupart, autour
d'une flexion de 90 degrés qui est celle de l'animal, deviennent
postérieures lorsque l'on augmente la flexion, antérieures
lorsqu' on la diminue. Ces muscles peuvent être ainsi alternativement
fléchisseurs ou extenseurs. Lorsqu'ils sont extenseurs,
ils participent à la traction antérieure sur le
membre, devenus fléchisseurs, tendus par l'extension de
l'élan postérieur, ils ramènent rapidement
la cuisse vers l'avant. La fonction dynamique des adducteurs n'est
pas grande chez l'homme.

Cette masse musculaire semble disproportionnée
aux besoins d'adduction de l'homme
Dans notre travail SGA , nous considérons
que certains adducteurs seront étirés avec la chaîne
antérieure et les autres avec la postérieure.
| RECHERCHES SUR LES POSSIBILITES D'AMELIORER L'AMPLITUDE DE LA FOULEE PAR LES ETIREMENTS SGA |
Quelle
que soit la distance de course, la vitesse moyenne est déterminée
par le produit de l'amplitude des foulées par leur fréquence.
L'amplitude est la distance entre deux appuis et la fréquence
est le nombre de foulées par seconde. Ce rapport entre
l'amplitude et la fréquence est individuel et provient
d'un équilibre entre différents paramètres
que sont la morphologie, les qualités physiques et techniques,
la distance de course. D'après un rapport de l'lNSEP, dans
le but d'améliorer les aptitudes pour la CAP, la première
étape consiste à accroître l'amplitude des
foulées, puis à augmenter la fréquence sans
réduire cette amplitude.
L'action des étirements se situe dans l'amélioration
de certaines qualités physiques du muscle permettant une
meilleure qualité technique de course.
Il serait logique d'imaginer un muscle qui partirait du bout du
pied en appui et irait à l'autre extrémité
de l'autre pied.
L'amplitude dépendra aussi de la souplesse de la zone dorso-lombaire
:
Pendant que la jambe arrière entraîne une antéversion
du bassin, la jambe avant va rétro verser ce même
bassin.
Si
je résume les chaînes en présences :
1° la chaîne postérieure qui correspond en RPG
à la chaîne d'érection qui comporte : muscles
courts du pied, triceps, ischios, fessiers et spinaux.
2° la chaîne antérieure qui comporte : les antérieurs
de jambe, le quadriceps, le psoas.
J'aurai besoin d'une posture debout pour étirer les postérieurs
( debout : correspond à la position utilisée) et
d'une posture à genou pour les antérieurs (pour
sélectionner des angles d'étirement différents
des vastes )
J'ajouterai aussi une posture associant les deux : mixte (assis
+ à genou)
Si je veux être parfait, je dois utiliser la posture des
adducteurs dans la chaîne antérieure et dans la chaîne
postérieure et une posture de la chaîne latérale.
Si je dois mettre l'accent sur le travail excentrique - concentrique
du triceps dans le pas postérieur, je choisirai la posture
(penchée avant )
Amplitude
de la foulée et haut-niveau
Cette
recherche s'est effectuée entre des sportifs de niveau
mondial, national et régional.
Cette plus grande amplitude
de foulée observée de manière générale
chez les mondiaux se traduit par un nombre total inférieur
de foulées sur le tour de piste

EN CONCLUSION :sur l'exemple d'une course de 400m
A lexamen des résultats observés aussi bien
sur les groupes hommes et femmes, il apparaît que
les groupes mondiaux se distinguent par :
- Une plus grande vitesse maximale atteinte en début de
course
- Une amplitude de foulée plus importante tout au long
de la course
- Une dégradation notable de la foulée en fin de
course qui se traduit en particulier par une
chute de lamplitude
Mc Mahon et Colll (1987) ont démontré
qu'une flexion supplémentaire du genou au cours de l'appui
d'environ 14% augmenterait de 40% le coût métabolique
de la course. Une jambe relativement tendue au sol, aurait une
plus grande efficacité mécanique, puisque chaque
articulation de la jambe serait plus prés de la ligne d'action
du vecteur force et les moments de force seraient réduits.
Comme l'onde de choc serait plus importante, la
prise de contact au sol par la plante du pied semble indispensable.
(surtout pour les sprinteurs )

Voici quelques
angles interressants pour établir les besoins ou déficit
de la foulée


Nous constatons que la flexion
des 2 articulations précède le contact d'oû
l'importance de la pré-tension des muscles en excentrique
avant d'aborder la phase propulsive ou concentrique.
| PROPOSITION DE POSTURES EN " SGA " |
Les bases
Dans le précédant magazine, je vous ai présenté
la technique " SGA "
En résumer, elle utilise les bases de la rééducation
posturale globale et se différencie complètement
des étirements classiques.
Ses grands principes :
--- Les muscles sont établis
sous forme de chaînes musculaires
--- Le muscle a plusieurs
physiologies ou directions de travail
Comme il existe trois plans d'évolution dans l'espace,
notre étirement évoluera dans ces trois plans.
--- Pour allonger un muscle,
il faut utiliser une force plus ou moins grande.
F=Force x T=Temps
C.E=Coefficient d'élasticité
Donc l'allongement dépend de la force d'étirement
(a)
du temps d'étirement (b)
du coefficient d'élasticité du muscle (c)
--- Notre travail sera toujours
ACTIF
Le muscle est d'abord au repos puis il est étiré
sans dépasser ses limites naturelles, c'est alors qu'on
lui demande une contraction minime, de quelques grammes.
En gardant cet allongement et grâce à cette contraction,
l'élément contractile se raccourcit en tirant des
deux cotés l'élément élastique du
muscle.
--- L'expiration est le point
de départ de l'étirement.
Postures
Dans cette globalité, trois grandes idées directrices
se dessinent pour le choix de nos étirements.
des étirements qui permettront une plus grande amplitude
surtout dans l'articulation hanche-bassin :
Nous avons une posture globale incorporant les psoas, deux pour
les adducteurs et une pour les muscles externes de hanche.
des étirements axés surtout sur les muscles
permettant la phase d'impulsion.
Nous avons une posture en charge de la chaîne postérieure
incluant ischios et triceps et une pour le quadriceps à
genoux.
un étirement des deux chaînes en même
temps.
Mixte : chaîne antérieure + postérieure
La
chaîne postérieure est celle qui a le plus besoin
d'être étirée, je vous propose une des trois
postures utiliées en SGA
EXEMPLE DE POSTURE DE LA CHAINE POSTERIEURE
DEBOUT
Vous, vous installez sur ce plan incliné, les pieds à
11H 05, les talons restent en contact l'un de l'autre et se trouvent
à une distance de 5 à 10 cm d'un mur. Vous êtes
accroupi, en gardant les mains au sol.
Mise en position

1ère Etape

Mise
en tension :
Montez les fesses vers le haut, le long du mur, jusqu'à la mise en tension. Les talons sont alors posés au sol.
actif : Faire une poussée de quelques grammes des avant pieds sur le sol. Les mains sont toujours au sol.
(le plan incliné met en tension le soléaire et l'extension
des genoux met en tension les jumeaux)
2ème
Etape
Vous constatez très
souvent un écart entre vos genoux, vous installez une cale
de la largeur de cette espace.
Mise en tension : Faites une rotation externe avec
vos genoux.
Actif : Vous serrez en même
temps cette cale par l'arrière ce qui évite de laisser
tomber cette cale à la rotation.+ l'actif de l' appui des avant pieds.
3ème
Etape
Mise
en tension :
Vos fesses sont contre le mur.
Actif
: poussez les fesses dans le mur
4ème Etape
Gardez
tout le travail demandé ( talons posés, avant pieds contre le sol, rotation
externe de genoux serrez la cale dans sa partie arrière,
poussez les fesses dans le mur)
Le maintient est facile:
Mains au sol, en plus des autres actifs, vous réalisez une antéversion du bassin. Si vous le pouvez, vous pouvez terminer la posture par un alignement du dos. voir 5ième étape
Le maintient est difficle
:
Vous faites la même chose avec vos mains sur une petite caisse.
Vos mains prennent appui sur une caisse ou autre de 20 cm environ
Mise
en tension :Inclinez votre bassin vers l'avant ou antéversion du bassin.
En gardant
le même travail, si vous pouvez bénéficier
d'une aide (guide)
Mise en tension : Cette main
suit l'antéversion du bassin vers le bas.
Actif : poussée vers le haut de quelques grammes sur la main du
guide qui ne doit pas bouger
5ème Etape
Gardez
tout le travail demandé. Enlevez l'appui de vos mains et
essayez d'aligner votre colonne vertébrale.
En gardant le même travail, si vous pouvez bénéficier
d'une aide (guide) 
Mise en tension : Cette main
suit l'antéversion du bassin vers le bas et la rectitude
de la colonne vertébrale. Elle se positionne sur les possibles
cyphoses ou bosses occasionnée par cette recherche de rectitude.
Actif : poussée vers
le haut de quelques grammes sur la main du guide qui ne doit pas
bouger. Cette main va se déplacer vers le sommet du crane.
Dans cette posture, les muscles les plus ciblés sont, par
ordre d'importance, les courts fléchisseurs plantaires,
les triceps, les ischios, les fessiers, et les spinaux.
Si nous avions besoin de travailler plus spécifiquement
les spinaux, nous utiliserions la même chaîne, dans
une posture différente.
Il faudrait ajouter la respiration et un travail des membres supérieurs
pour être global.
Mode d'emploi : mettre d'abord en tension niveau par niveau et
faire 3 secondes de travail actif (quelques grammes) à
la fin de l'expiration.
La posture doit être tenue de 5 à 10 minutes.
|